04/11/2020- 🇱 #ChileDesperto #Venceremos #plazadeladignidad

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50 ans de l’Unité Populaire au Chili : 1970-2020

Le 4 septembre 1970, un mouvement d’Ă©mancipation populaire organisĂ© autour de l’UnitĂ© Populaire (UP, front de gauche), portait Salvador Allende Ă  la PrĂ©sidence du Chili.
Leur projet : construire un Chili différent, souverain et digne !

L’UP a dĂ©montrĂ© que le peuple organisĂ© peut renverser un rapport de force mais qu’il aura Ă  affronter la droite alliĂ©e Ă  l’extrĂŞme-droite, obĂ©issant aux ordres des États-Unis qui voyaient le profit de leur multinationales en pĂ©ril!

Le gouvernement d’Allende avait expropriĂ© la multinationale ITT et nationalisa aussi le cuivre, en 1971, principale activitĂ© minière du Chili. Cela rendait possible, Ă  long terme, le financement d’un programme socio-Ă©conomique radical avec la fameuse « voie chilienne au socialisme », c-Ă -d l’instauration progressive d’un modèle socialiste en respectant la dĂ©mocratie parlementaire: Pas d’armes, pas de violence insurrectionnelle. Le combat devait passer par les urnes et les rĂ©formes avec, pour seul appui, la conscience politique des citoyens.

Mais l’ancien monde refuse de mourir et le projet dĂ©mocratique sera rapidement Ă©crasĂ© dans le sang par un coup d’État militaire, en 1973, qui restera au pouvoir pendant 17 ans. Ceux lĂ  mĂŞme qui criaient au pĂ©ril rouge et Ă  sa dictature du prolĂ©tariat, n’auront aucun scrupule Ă  sortir du cadre dĂ©mocratique et constitutionnel pour rĂ©tablir leur dictature.

Cette soif de justice sociale est aujourd’hui portĂ©e par une nouvelle gĂ©nĂ©ration. Le 18 octobre 2019, 49 ans après le triomphe de l’UP, la jeunesse chilienne se rĂ©veille après 46 ans d’ultra-libĂ©ralisme. Pendant 6 mois, des mobilisations historiques contre les inĂ©galitĂ©s sont quotidiennes au Chili et de plus en plus large (employĂ©s, ouvriers, pensionnĂ©s, petits indĂ©pendants, sans emploi, etc). Plus d’un million de manifestants rien qu’ Ă  Santiago, en octobre 2019, en dĂ©pit de la rĂ©pression. Les mobilisations se sont poursuivie avec les secteurs les plus paupĂ©risĂ©s et les plus touchĂ©s par la gestion dĂ©sastreuse de la crise du Covid.

Le 15 novembre 2019, la pression de la rue contraint Pinera, prĂ©sident milliardaire du Chili, Ă  signer l”‘accord pour la paix et la nouvelle constitution”.
Les chiliens et chiliennes obtiennent la tenue d’un rĂ©fĂ©rendum pour changer la Constitution ultra-libĂ©rale et hĂ©ritĂ©e du pantin de Washington, le gĂ©nĂ©ral Pinochet.
Ce référendum finalement fixé au 25 octobre 2020 ouvre la porte à des avancées sociales et politiques historique au Chili :

Le référendum porte sur deux questions distinctes :

La première est « Voulez-vous une nouvelle Constitution? »

La seconde est « Quel type d’organisme doit rĂ©diger la nouvelle Constitution? » et n’est appelĂ©e Ă  s’appliquer qu’en cas de vote national favorable Ă  la première.

La droite veut limiter l’impact d’une Ă©ventuelle victoire populaire pour une nouvelle constitution. Comment ? A travers les organes qui seront chargĂ©es de rĂ©diger la nouvelle constitution et qui seront Ă©lus dans un cadre et compĂ©tence limitĂ©s.

Dans l’état actuel des choses, le référendum ne donne que 2 choix aux chiliennes et chiliens pour choisir l’organe qui sera chargée de rédiger la nouvelle constitution : soit une convention mixte, soit une convention constituante. Mais dans un cas , comme dans l’autre, le président de droite a réussi à limiter les compétences et constitutions de ces organes.
Voici le cadre imposé par Pinera :

– Les conventions ne peuvent pas modifier les traitĂ©s internationaux ou de libre-Ă©change qui servent Ă  “protĂ©ger les investissements Ă©trangers”. Les grandes multinationales Ă©trangères, alliĂ©s aux grands hommes d’affaires chiliens, sont intouchables. Leurs investissements dans les pensions, la santĂ©, l’Ă©ducation, les ressources naturelles et stratĂ©giques, etc. ne peuvent ĂŞtre touchĂ©s.

– Dans les deux conventions, les reprĂ©sentants Ă©lus devront respecter la loi sur les partis politiques*. Ils utiliseront donc le mĂŞme système de campagne Ă©lectorale oĂą les partis traditionnels disposent de facilitĂ©s pour leurs propres campagnes grâce au financement d’hommes d’affaires et de groupes Ă©conomiques, tandis que les candidats indĂ©pendants ou les partis mineurs devront trouver leur propre moyen de se faire connaĂ®tre.
Cela s’ajoute au fait qu’ils ne disposeront pas d’un espace garanti Ă  la tĂ©lĂ©vision, ce qui, ensemble, rend la voix du peuple presque inaudible pour une nouvelle constitution.

– Pas de paritĂ© de genre, alors que la lutte fĂ©ministe a Ă©tĂ© au cĹ“ur des mobilisations !

– Les jeunes de moins de 18 ans ne pourront pas voter, alors qu’ils ont Ă©tĂ© initiateur et acteur politique depuis le dĂ©but … la liste est longue!

– Aucune reprĂ©sentation des peuples autochtones

Au final, la nouvelle constitution risque d’ĂŞtre un paravent pour la droite qui pourra se targuer d’avoir modernisĂ© la constitution du Chili tout en gardant le cadre lĂ©guĂ© par Pinochet !

La seule alternative pour contrer cet hold-up dĂ©mocratique serait d’approuver la rĂ©daction d’une nouvelle constitution, mais de continuer Ă  exiger une vrai AssemblĂ©e Constituante.

Une AssemblĂ©e Constituante libre et souveraine qui garantie la voix des jeunes (avec vote Ă  partir de 14 ans) et aussi la possibilitĂ© d’ĂŞtre Ă©lu, des leaders sociaux et syndicaux, des peuples autochtones et des femmes. Les reprĂ©sentants seraient Ă©lus 1 fois tous les 20 000 Ă©lecteurs et seraient rĂ©vocables.

En mĂŞme temps, l’AssemblĂ©e constituante peut se prononcer sur toute question afin d’assurer la satisfaction des demandes de manière globale, comme la nationalisation du cuivre et les ressources stratĂ©giques Ă  mettre au service de l’ensemble de la population.

Elle n’est limitĂ©e par aucun organe qui nie ses rĂ©solutions. Elle doit se faire sans Piñera, et sans aucune limitation des institutions actuelles. Il pourra dĂ©cider de tout ce qu’il veut Ă  la majoritĂ© simple.

Ces objectifs peuvent ĂŞtre atteints avec l’unitĂ© et la force unique des travailleurs, des Ă©tudiants, des femmes et des personnes en lutte !!!!

*La loi est la mĂŞme pour tous les partis politiques, mais son application ne garantit pas des conditions Ă©quitables. Qu’en est-il des petits partis ? Les partis composĂ©s de travailleurs et de pauvres, qui n’ont pas (et rejettent) de liens avec les hommes d’affaires peuvent difficilement se maintenir dans le cadre lĂ©gal, car il n’ auront pas nĂ©cessairement des individus qui leur donneront 14 millions de pesos, alors qu’en mĂŞme temps ils doivent dĂ©ployer des forces extraordinaires pour recueillir des signatures et des membres afin d’exister (0,25% des voix lors de la dernière Ă©lection des dĂ©putĂ©s pour chaque rĂ©gion oĂą ils sont constituĂ©s). Si ils n’obtiennent pas plus de 5% des voix dans chacune des rĂ©gions oĂą il a Ă©tĂ© lĂ©galement constituĂ© lors des Ă©lections, les partis cessent d’exister automatiquement. Pratiquement parlant, les petits partis sont condamnĂ©s Ă  disparaĂ®tre devant la loi.

Sources :

Diferencias entre una ConvenciĂłn Constitucional y una Asamblea Constituyente Libre y Soberana


https://www.laizquierdadiario.cl/Ley-de-Partidos-Politicos-Las-trancas-constitucionales-para-la-legalizacion-de-los-grupos-nuevos-e
https://www.monde-diplomatique.fr/2013/09/MATTELART/49668

Chile. Movilización por el «Apruebo» al plebiscito en Plaza de la Dignidad / Hubo represión

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