70 ans de la machine de guerre de l’OTAN, qui endette nos pays et les met en danger

#YestoPeace #NotoNATO

La Belgique a beau être un petit pays qui à première vue n’investit pas grand chose dans l’OTAN, ne consacrant que 0,09% de son PIB à la Défense, mais rien n’est moins vrai. La Belgique abrite le quartier général de l’OTAN, son centre de commandement SHAPE, et le gouvernement a récemment pris la décision d’acheter 34 nouveaux avions de combat à la multinationale américaine Lokheed Martin.

Des milliards pour la guerre mais rien pour les services sociaux

15 milliards d’euros. C’est ce que le contribuable belge devra dépenser pour les nouveaux avions de combat dans les prochaines années. Le gouvernement a décidé d’acheter 34 nouveaux avions pour un montant de 3,6 milliards d’euros. Un avion de combat ne peut fonctionner sans un pilote entraîné ni sans entretien. Si on ajoute ces coûts, le montant total pour l’utilisation de ces avions dans les 39 années à venir peut être arrondi à 15 milliards d’euros. C’est criminel que des gouvernements à travers l’Europe choisissent d’investir dans des guerres, agissant comme des régimes de marionnettes et de bons élèves de la machine de guerre de l’OTAN, alors que ces mêmes gouvernements font des coupes dans les budgets sociaux et de santé, appauvrissant les populations du continent tout entier.

L’achat de ces nouvelles machines de guerre n’est pas simplement un désastre financier pour la population belge, il déterminera aussi la politique extérieure belge dans les 39 prochaines années. La Belgique décide d’investir davantage dans l’OTAN et de participer volontairement dans des entraînements et interventions de l’OTAN à l’étranger, pour la défense des intérêts des élites occidentales. Pour information, sur les 54 avions de combat F16 dont dispose actuellement l’armée de l’air belge, seuls 4 sont utilisés pour la “défense” du territoire de la Belgique et du Benelux. Les 48 autres F16 doivent être en permanence à disposition des opérations de l’OTAN. Après leur remplacement, ce seront 30 des 34 F35 qui serviront aux opérations et interventions militaires de l’OTAN.

L’affaire Lockeed Martin: un coup monté dès le début

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En octobre 2014, le gouvernement belge a pris la décision de faire d’importants investissements dans la Défense pour rester un partenaire “pertinent” au niveau international et un employeur attractif. La machine de propagande justifie cette décision et la présente comme une “protection des générations futures”. Depuis 2014, lesdites générations futures descendent en masse dans la rue pour demander une pension décente et de meilleures conditions de vie, et non des machines de guerre. C’est tout le contraire pour l’industrie de l’armement, qui exulte. En 2015, le gouvernement belge annonce qu’il va investir 9,2 milliards d’euros, dont 3,6 serviront à l’achat de nouveaux avions de combat pour remplacer les anciens.

Le chef de l’Armée de l’air belge présente une note technique pour “guider” le gouvernement dans son choix. Qui est l’auteur de cette note ? Personne ne le sait. Mais ce qui est remarquable, c’est que les deux principaux experts de l’armée belge sur le sujet n’ont pas été consultés : le Colonel responsable des avions militaires et le Lieutenant-Colonel responsable de la flotte des F-16. C’est bizarre, n’est-ce pas ? Un rapport d’experts sans que nos deux meilleurs experts aient été consultés… Se basant sur cette note, notre gouvernement prend donc la décision de remplacer la flotte actuelle de F-16 entre 2023 et 2028 et lance un appel public d’achat. Cinq candidats se manifestent. La Belgique choisira “le meilleur” en se basant sur des critères qui ne sont pas publics. De ces cinq candidats, seul le Lockheed Martin F35 peut sans devoir être adapté transporter des armes nucléaires.

Les liens entre notre Ministère de la Défense et Lockheed semblent étroits. Si étroits que l’ancien conseiller à la Défense quitte son emploi pour devenir consultant pour la compagnie, en plein milieu de la procédure. Le Ministre de la Défense US Mattis insiste, juiste avant la réunion 2017 de l’OTAN, sur le fait que “quelques F-35 contribueraient à l’augmentation de 2% de la participation belge à l’OTAN”. Dès le début, l’affaire était faite.

Des bombes nucléaires US sur le sol belge, un danger pour l’Europe

Alors que 122 pays à travers le monde s’engagent en faveur d’u Traité d’interdiction des armes nucléaires, la Belgique et d’autres pays européens membres de l’OTAN décident d’investir dans des machines de guerre, de préférence capables de transporter des bombes nucléaires. Le plan de Trump de modernisation de l’arsenal nucléaire inclut la modernisation des 20 bombes nucléaires B-61 entreprosées à la base militaire de Kleine Brogel en Belgique. Chacune de ces bombes est plus puissante que celle qui a détruit Hiroshima. En 2020, les bombes seront remplacées par des bombes B-61-12, plus petites, plus précises et plus “faciles à utiliser”. Et elles seront évidemment transportées par les nouveaux avions de combat F-35.

Au lieu d’aller dans le bon sens de l’histoire en soutenant pour commencer le Traité d’interdiction des armes nucléaires, la Belgique obéit aux ordres des USA et met en danger, non seulement elle-même, mais également l’Europe tout entière.

Qui en profite ? L’industrie militaire

20% des 2% que tout état membre de l’OTAN doit investir dans la Défense doivent être consacrés au matériel. Parmi les 10 plus grosses compagnies dans l’industrie d’armement, il y a 3 compagnies européennes – BAE Systems (UK), Airbus (France) et Fimeccania (Italie). Les 7 autres sont des multinationales américaines comme Boeing et Lockheed Martin. Chaque année, 1.739 milliards de dollars sont investis dans des dépenses militaires. Avec 13% de cette somme, on pourrait éradiquer la pauvreté et la faim dans le monde.

Résister et organiser

Il y a de la résistance sociale et en Belgique elle grandit. Des milliers de personnes sont descendues dans la rue et se sont mobilisées lors de grèves nationales pour une pension décente, pour de bonnes conditions de travail et pour mettre fin à l’exploitation. Nous étions des milliers dans la rue aux côtés du mouvement pour la paix lorsque Trump est venu en Belgique dans le cadre du sommet de l’OTAN. Depuis janvier de cette année, nous assistons à l’émergence d’un nouveau mouvement de masse avec des milliers d’étudiants en grève chaque semaine en faveur d’un plan ambitieux contre le changement climatique. Ensemble, nous unissons ces combats et espérons un changement.

Et si nos gouvernements investissaient dans une vraie stratégie pour la paix ?

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L’OTAN est une organisation militaire qui pour chaque problème propose une solution militaire. Même pour le changement climatique et le manque de ressources énergétiques. Comment résoudre un problème sans s’attaquer à ses causes ?

Le monde a d’urgence besoin de paix. Au lieu de diminuer, conflits et guerres se multiplient. Il est plus que temps de regagner le respect pour les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale tels que les définit la Charte des Nations Unies. Il est plus que temps d’investir massivement dans le désarmement pour garantir paix et sécurité.

Nous le savons, ce n’est pas le choix que font l’OTAN et ses alliés. Alors, commençons par demander à nos pays de se retirer de cette machine de guerre. D’investir dans les pensions, l’éducation, les services de santé, au lieu de la guerre. De lutter pour un monde sans armes nucléaires. En tant que mouvements sociaux, unissons nos combats en faveur d’un système qui donne priorité aux gens et à la solidarité plutôt qu’au bénéfice et au profit.

70 ans d’OTAN, c’est assez. La Belgique hors de l’OTAN et l’OTAN hors de la Belgique
#YestoPeace #NotoNATO

70 ans de la machine de guerre de l’OTAN, qui endette nos pays et les met en danger

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