L’huile de palme fait tâche

L’huile de palme est l’huile végétale aujourd’hui la plus produite et consommée au monde. Elle est présente dans de nombreux produits, sans que nous les sachions nécessairement. Dans l’alimentation, les cosmétiques, certains médicaments, les produits de nettoyage et depuis peu de temps dans la production de l’agro-carburant.

L’Union Européenne est le deuxième importateur mondial et le troisième consommateur mondial de l’huile de palme. La Belgique est le deuxième plus grand consommateur au niveau européen.

On estime qu’un aliment sur deux dans les supermarchés contient de l’huile de palme. L’augmentation de la consommation de l’huile de palme est également générée par les politiques de l’Union Européenne qui encourage la consommation d’agro-carburants afin de répondre aux objectifs climatiques des pays européens : les agro-carburants sont présentés aux citoyens comme source « d’énergie renouvelable ».

Les accords de libre-échange et le développement des monocultures développent une économie colonisatrice qui met au-dessus les intérêts des grands capitaux financiers qui, pour obtenir le maximum de profit ne protègent pas l’environnement, les conditions des travail, la souveraineté alimentaire et mettent en péril la santé des populations, génèrent des expropriations de terres, des déplacements forcés et la déforestation des forêts où, le plus souvent, vivent des communautés indigènes et paysannes qui jadis vivaient avec une agriculture d’autosuffisance et autonome.

En Colombie 0,4 % des propriétaires fonciers possèdent 61,2 % des terres agricoles. De grands propriétaires terriens et des multinationales ont fait main basse sur une superficie de terres équivalant à deux fois la superficie de la Belgique en expropriant de manière systématique et criminelle de petits agriculteurs. Ces terres sont utilisées pour l’extraction du pétrole, l’exploitation minière, l’élevage et les monocultures comme la palme africaine. Ce modèle de production, renforcé par les accords de libre-échange mets en péril l’accord de paix qui a été signé en 2016 en Colombie entre le gouvernement et le FARC-EP.

Les paysans s’organisent pour résister à ce modèle d’exploitation qui les entraîne dans la misère et la guerre. En réponse, ils subissent la criminalisation de la part de l’état colombien, et les assassinats de ceux qui défendent leur souveraineté alimentaire et l’environnement.

Soutenons la lutte des paysans et leurs organisations. La solidarité entre les peuples contre l’exploitation, est notre plus solide armure. Stop aux traités de libre-échange, stop aux monocultures qui sèment la faim. Stop aux massacres. Oui à la paix!

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