{"id":3398,"date":"2021-10-16T15:07:27","date_gmt":"2021-10-16T13:07:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.intal.be\/?p=3398"},"modified":"2021-10-18T14:06:09","modified_gmt":"2021-10-18T12:06:09","slug":"retour-sur-un-crime-detat-lassassinat-du-prince-louis-rwagasore","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.intal.be\/nl\/retour-sur-un-crime-detat-lassassinat-du-prince-louis-rwagasore\/","title":{"rendered":"Retour sur un crime d\u2019Etat : l\u2019assassinat du prince Louis Rwagasore"},"content":{"rendered":"<p class=\"qtranxs-available-languages-message qtranxs-available-languages-message-nl\">Onze verontschuldigingen, dit bericht is alleen beschikbaar in <a href=\"https:\/\/www.intal.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3398\" class=\"qtranxs-available-language-link qtranxs-available-language-link-fr\" title=\"Fr\">Fr<\/a>.<\/p><p><strong>Retour sur un crime d\u2019Etat : l\u2019assassinat du prince Louis Rwagasore<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le samedi 9 octobre, dans l\u2019apr\u00e8s-midi, sur le campus Solsbosch \u00e0 l\u2019ULB, une conf\u00e9rence-d\u00e9bat a eu lieu sur l\u2019assassinat du prince burundais Louis Rwagasore. Elle \u00e9tait organis\u00e9e \u00e0 l\u2019occasion de la sortie du livre de Ludo De Witte Meurtre au Burundi. La Belgique et l\u2019assassinat de Louis Rwagasore. L\u2019auteur \u00e9tait pr\u00e9sent, avec une s\u00e9rie d\u2019autres personnalit\u00e9s. Cette conf\u00e9rence-d\u00e9bat a \u00e9t\u00e9 anim\u00e9e par Michel Collon (Investig\u2019action) et Innocent Muhozi (Radio TV Renaissance). Compte-rendu. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Burundi : donn\u00e9es de contexte <\/strong><\/p>\n<p><strong>Lib\u00e9rat NTIBASHIRAKANDI<\/strong> souligne qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un petit pays de 27 834 km2,soit l\u00e9g\u00e8rement plus petit que la Belgique, coinc\u00e9 entre la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo, le Rwanda et la Tanzanie. Il tire ses devises de produits d\u2019exportation comme le caf\u00e9 et le th\u00e9. Son sous-sol contient des r\u00e9serves d\u2019or. Avant la colonisation, c\u2019\u00e9tait un royaume tr\u00e8s organis\u00e9. Les probl\u00e8mes ethniques n\u2019existaient pas et les notions de Hutu et de Tutsi renvoyaient \u00e0 des cat\u00e9gories sociales. La soci\u00e9t\u00e9 \u00e9tait tr\u00e8s hi\u00e9rarchis\u00e9e avec au sommet un monarque, le mwami. Le pays \u00e9tait divis\u00e9 en chefferies.<\/p>\n<p><strong>Instauration par la Belgique de la carte d\u2019identit\u00e9 ethnique<\/strong><\/p>\n<p>En 1885-86 se d\u00e9roule le Congr\u00e8s de Berlin, au cours duquel les puissances europ\u00e9ennes se partagent ce que L\u00e9opold II appelle cyniquement \u00ab le g\u00e2teau africain \u00bb. Le Burundi est plac\u00e9 dans la zone d\u2019influence de l\u2019Allemagne. C\u2019est le d\u00e9but d\u2019un processus de d\u00e9cadence et de d\u00e9structuration. Suite au premier conflit mondial, Bruxelles re\u00e7oit un mandat de la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations pour le Rwanda et le Burundi. Le colonisateur belge va d\u00e8s lors pratiquer une politique du diviser pour mieux r\u00e9gner semblable \u00e0 celle mise en place chez le voisin rwandais. La r\u00e9forme de 1925 exclut les Hutus des fonctions administratives. Les Burundais sont fig\u00e9s dans des cat\u00e9gories \u00ab raciales \u00bb, avec l\u2019instauration de la carte d\u2019identit\u00e9 ethnique. Des scientifiques apportent m\u00eame une caution \u00e0 cette politique, affirmant que les Tutsis sont \u00ab des Europ\u00e9ens \u00e0 la peau noire \u00bb et les Hutus \u00ab des N\u00e8gres proprement dits \u00bb. En outre, les Belges se sont appuy\u00e9s sur les autorit\u00e9s coutumi\u00e8res et ont d\u00e9moli la structure traditionnelle qui s\u2019effor\u00e7ait de repr\u00e9senter les diff\u00e9rents segments de la population burundaise. Ils ont donc cr\u00e9\u00e9 les conditions d\u2019une polarisation ethnique. Face \u00e0 cette menace, le prince Louis Rwagasore unifiait la population et entendait mettre en pratique cette unit\u00e9. Mais il a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9. Il est donc plus que n\u00e9cessaire de faire la lumi\u00e8re sur ce crime.<\/p>\n<p><strong>Loi du silence et tentative d\u2019\u00e9lucidation<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est ce qu\u2019a tent\u00e9 de faire <strong>Ludo De Witte<\/strong>. Lorsqu\u2019Innocent Muhozi lui demande pourquoi il se focalise sur la question coloniale dans quatre de ses six ouvrages publi\u00e9s, il avance deux raisons. Primo, la d\u00e9colonisation est une p\u00e9riode-charni\u00e8re, qui en explique beaucoup sur le colonialisme et le n\u00e9ocolonialisme. S\u2019il y a actuellement un mouvement d\u00e9colonial, il ne faut pas oublier qu\u2019il y a aussi le maintien d\u2019un rapport d\u2019exploitation entre un centre privil\u00e9gi\u00e9 (Belgique, USA\u2026) et une p\u00e9riph\u00e9rie dont l\u2019Afrique centrale fait partie. Secundo, la p\u00e9riode de la d\u00e9colonisation est un moment o\u00f9 l\u2019\u00e9lite belge a senti que ses int\u00e9r\u00eats vitaux \u00e9taient menac\u00e9s. Dans des p\u00e9riodes plus calmes, elle se contente d\u2019une forme de domination plus insidieuse, laissant faire le parlementarisme et les rivalit\u00e9s entre partis.  Mais, face \u00e0 des menaces pesant sur ses int\u00e9r\u00eats, elle a r\u00e9agi avec une violence extr\u00eame, n\u2019h\u00e9sitant pas \u00e0 recourir au terrorisme, \u00e0 la diabolisation, aux assassinats politiques et aux s\u00e9cessions. <\/p>\n<p>En outre, il y a une masse de documents sur l\u2019assassinat de Louis Rwagasore. Quatre instances officielles ont enqu\u00eat\u00e9 sur ce crime. Cela n\u2019emp\u00eache pourtant pas le maintien d\u2019une v\u00e9ritable loi du silence sur ce crime. Cette loi du silence est suivie tant par l\u2019establishment diplomatique belge que par une partie des universitaires africanistes, qui jouent le r\u00f4le d\u2019id\u00e9ologues de cet establishment.<\/p>\n<p><strong>Qui est Louis Rwagasore?   <\/strong><\/p>\n<p>Louis Rwagasore est une figure centrale de l\u2019aristocratie burundaise. Fils du mwami Mwambutsa, il est n\u00e9 en 1932 et est li\u00e9 \u00e0 de nombreux chefs coutumiers via des liens sanguins. Partisan d\u2019une ind\u00e9pendance authentique, il entend enraciner son nationalisme dans le respect des traditions burundaises, en particulier de la monarchie. A l\u2019automne 1958, il prend part \u00e0 la fondation du parti Unit\u00e9 et Progr\u00e8s National (UPRONA), qui organise sa premi\u00e8re r\u00e9union publique un an plus tard. <\/p>\n<p>Les milieux coloniaux l\u2019ont qualifi\u00e9 de \u00ab Lumumba burundais \u00bb. Il est vrai que certains parall\u00e8les entre les deux leaders sont frappants. L\u2019un comme l\u2019autre \u00e9taient de v\u00e9ritables nationalistes, des opposants au syst\u00e8me colonial. L\u2019un comme l\u2019autre se sont rapidement retrouv\u00e9s dans le collimateur de l\u2019establishment belge. L\u2019un comme l\u2019autre ont remport\u00e9 sans \u00e9quivoque des \u00e9lections. L\u2019un comme l\u2019autre n\u2019ont pas eu le temps de concr\u00e9tiser leur projet politique car ils furent assassin\u00e9s. Et dans les deux cas, les responsabilit\u00e9s belges sont \u00e9crasantes. Mais des diff\u00e9rences doivent aussi \u00eatre soulign\u00e9es. D\u2019abord, ils n\u2019ont pas connu le m\u00eame contexte. Le Congo \u00e9tait un pays marqu\u00e9 par de profondes contradictions socio-\u00e9conomiques, avec l\u2019exploitation perp\u00e9tr\u00e9e par les grandes soci\u00e9t\u00e9s et une classe ouvri\u00e8re. Le Burundi \u00e9tait un pays plus paysan avec une mentalit\u00e9 fort traditionnaliste. De plus, l\u00e0 o\u00f9 Lumumba \u00e9tait un tribun populaire et extraverti, Rwagasore \u00e9tait plus aristocratique, plus taciturne et plus r\u00e9serv\u00e9. <\/p>\n<p><strong>Un crime et ses cons\u00e9quences<\/strong><\/p>\n<p>Lumumba est tu\u00e9 le 17 janvier 1961. Trois jours plus tard, un conseil des ministres se r\u00e9unit \u00e0 Bruxelles. Des heurts \u00e9clatent entre les ministres les plus durs, comme Harold d\u2019Aspremont-Lynden (Affaires africaines), et ceux partisans d\u2019une ligne moins agressive, comme Pierre Wigny (Affaires \u00e9trang\u00e8res). A cause des pressions de l\u2019ONU et du Tiers-monde, ces derniers estiment qu\u2019il faut organiser des \u00e9lections au Burundi. Ils misent sur le fait que l\u2019UPRONA de Rwagasore ne fera qu\u2019un faible score et sera oblig\u00e9e d\u2019entrer dans un gouvernement de coalition. Mais leurs calculs sont d\u00e9mentis. Le 18 septembre 1961, ce parti remporte \u00e0 pr\u00e8s de 80% les \u00e9lections l\u00e9gislatives. Dix jours plus tard, Rwagasore devient premier ministre. Le 13 octobre, il est assassin\u00e9. Il faut pr\u00e9ciser que, si Lumumba a \u00e9t\u00e9 abattu, ses partisans quant \u00e0 eux contr\u00f4lent \u00e0 ce moment une large part de l\u2019est du Congo. La psychose d\u2019une alliance entre eux et les partisans du premier ministre burundais est vive dans les milieux coloniaux. En outre, nombre de fonctionnaires belges au Burundi ont \u00e9t\u00e9 en poste au Rwanda voisin et ont dans ce cadre pris part en 1959 au renversement de l\u2019\u00e9lite tutsie jug\u00e9e trop ind\u00e9pendante. Certains ont m\u00eame jou\u00e9 un r\u00f4le dans des massacres de civils lors de ce renversement.<\/p>\n<p>Quatre enqu\u00eates auront lieu sur l\u2019assassinat du prince burundais. Il y a d\u2019abord eu celle du pouvoir colonial sur place, appel\u00e9 la Tutelle. Puis est venue celle de l\u2019ONU. Une r\u00e9solution de l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale a exig\u00e9 que soient ch\u00e2ti\u00e9s les coupables. Mais les Nations Unies n\u2019ont rien fait des \u00e9l\u00e9ments r\u00e9v\u00e9l\u00e9s par ces investigations. Une troisi\u00e8me enqu\u00eate, non officielle celle-l\u00e0, a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e sur impulsion du roi Baudouin. L\u2019objectif \u00e9tait de sauver les ex\u00e9cutants du meurtre de la peine de mort. Ces ex\u00e9cutants \u00e9taient en effet li\u00e9s \u00e0 la mouvance d\u00e9mocrate-chr\u00e9tienne. C\u2019est le procureur du roi de Bruxelles, Raymond Charles, qui l\u2019a men\u00e9e. Le ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res de l\u2019\u00e9poque, Paul-Henri Spaak, a \u00e9t\u00e9 mis au courant, mais a refus\u00e9 d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la demande d\u2019exfiltration des assassins. Son calcul \u00e9tait le suivant : si les responsabilit\u00e9s belges dans ce crime \u00e9taient divulgu\u00e9es, cela entra\u00eenerait au Burundi des troubles qui co\u00fbteraient la vie \u00e0 des dizaines d\u2019Europ\u00e9ens. Certains se demandent si le but \u00e9tait v\u00e9ritablement de pr\u00e9server ces vies ou plus simplement de maintenir le secret sur les responsabilit\u00e9s belges. Enfin, la quatri\u00e8me enqu\u00eate, men\u00e9e par les autorit\u00e9s burundaises ind\u00e9pendantes, a soigneusement \u00e9pargn\u00e9 les responsables belges \u00e9galement, dans un souci de maintien de bonnes relations avec Bruxelles\u2026<\/p>\n<p>Les cons\u00e9quences de ce crime ont \u00e9t\u00e9 l\u00e9tales pour le pays. L\u2019objectif du colonisateur \u00e9tait de maintenir absolument son empire et pour cela de diviser les partisans d\u2019une ind\u00e9pendance authentique. Le seul dirigeant au charisme, \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 et au prestige suffisants pour rassembler la population burundaise \u00e9tait Rwagasore. Son assassinat a ouvert la porte d\u2019abord au fractionnement du bloc qu\u2019il dirigeait et ensuite \u00e0 la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence des ann\u00e9es et d\u00e9cennies qui ont suivi. <\/p>\n<p><strong>Interventions des autres personnalit\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>Viennent ensuite d\u2019autres personnalit\u00e9s. <strong>Antoine KABURAHE<\/strong> dirige la maison d\u2019\u00e9dition Iwacu. Cette derni\u00e8re s\u2019efforce de publier des ouvrages et des t\u00e9moignages sur le Burundi dans le but de \u00ab mettre des mots sur les maux \u00bb. <strong>Anne-Marie NDENZAKO<\/strong>, ni\u00e8ce du prince assassin\u00e9, et <strong>Aim\u00e9 NTAKIYICA<\/strong>, fils d\u2019un des auteurs du crime, \u00e9voquent le fait qu\u2019ils ont cr\u00e9\u00e9 une sorte de commission V\u00e9rit\u00e9 et R\u00e9conciliation familiale. <\/p>\n<p><strong>Christophe MARCHAND<\/strong>, avocat de la famille Lumumba, prend \u00e9galement la parole. Il rappelle la plainte d\u00e9pos\u00e9e en 2011 au parquet f\u00e9d\u00e9ral. Ce dernier avait \u00e0 l\u2019\u00e9poque reconnu que la torture et les traitements inhumains et d\u00e9gradants inflig\u00e9s au leader congolais et \u00e0 ses compagnons de lutte constituaient un crime de guerre imprescriptible. L\u2019enqu\u00eate approche de la fin et il y aura bient\u00f4t un d\u00e9bat judiciaire. L\u2019avocat souligne que, dans le cas du leader congolais, l\u2019assassinat s\u2019\u00e9tait produit dans un contexte de conflit. Cela a permis de faire en sorte qu\u2019il soit reconnu comme un crime de guerre, donc imprescriptible. Mais ce n\u2019est pas le cas de l\u2019assassinat de Rwagasore, qui a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme un crime de droit commun. Or le droit pr\u00e9voit malheureusement pour ce type de crimes la prescription apr\u00e8s trente ans. Certes, la r\u00e9flexion actuelle en droit international est tr\u00e8s vivante. Une id\u00e9e fait m\u00eame son chemin : celle de droit \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9, incompatible avec la prescription. Mais l\u2019issue de cette r\u00e9flexion demeure incertaine. Lorsque Michel Collon lui demande s\u2019il y a des points communs entre les affaires Lumumba, Rwagasore et Julian Assange, dont Christophe Marchand est \u00e9galement l\u2019un des avocats, ce dernier r\u00e9pond que dans les trois cas les actions criminelles d\u2019un Etat ne peuvent \u00eatre contr\u00e9es que par la transparence et qu\u2019il existe des dispositions en ce sens dans le droit europ\u00e9en.<\/p>\n<p>La conclusion est laiss\u00e9e aux d\u00e9put\u00e9s <strong>Kalvin SOIRESSE NJALL<\/strong> (Ecolo, parlement de la F\u00e9d\u00e9ration Wallonie-Bruxelles) et <strong>Marco VAN HEES<\/strong> (PTB, parlement f\u00e9d\u00e9ral et membre de la commission D\u00e9colonisation). Le premier affirme la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019enseigner l\u2019action et la pens\u00e9e de Rwagasore et le lien entre la d\u00e9colonisation et les questions climatiques. Le second souligne le fait qu\u2019il faut attendre des d\u00e9cennies pour que la v\u00e9rit\u00e9 soit r\u00e9v\u00e9l\u00e9e sur des crimes d\u2019Etat comme ceux de Lumumba et de Rwagasore. Il fait aussi un rapprochement avec l\u2019assassinat de Julien Lahaut et souligne que l\u2019establishment belge continue de se prot\u00e9ger. En outre, des personnalit\u00e9s belges continuent d\u2019utiliser leur pouvoir politique pour promouvoir des int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques en Afrique centrale. Enfin, il rappelle que le pouvoir des parlementaires est somme toute tr\u00e8s limit\u00e9 s\u2019il n\u2019y a pas de pression populaire.  <\/p>\n<p><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Onze verontschuldigingen, dit bericht is alleen beschikbaar in Fr.Retour sur un crime d\u2019Etat : l\u2019assassinat du prince Louis Rwagasore Le samedi 9 octobre, dans l\u2019apr\u00e8s-midi, sur le campus Solsbosch \u00e0 l\u2019ULB, une conf\u00e9rence-d\u00e9bat a eu lieu sur l\u2019assassinat du prince burundais Louis Rwagasore. 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