Agendas

A l’occasion des 73 ans de la Nakba, plusieurs associations de solidarités avec la Palestine appellent à un rassemblement pour commémorer le souvenir de ce moment fondateur tant du drame subi par les Palestiniens que de leur résistance acharnée.
Ce rassemblement aura lieu le samedi 15 mai à 15h à la place de l’Albertine.

Entre 1947 et 1949, les forces sionistes ont procédé au nettoyage ethnique et à la destruction de plus de 500 villages et villes de Palestine, contraignant à l’exil plus de 750 000 Palestiniens et s’emparant de 78 % des terres de la Palestine historique pour y fonder leur État.

Connu sous le nom de Nakba, ou catastrophe en arabe, ce déplacement forcé de population fait qu’aujourd’hui, plus de 7 millions de Palestiniens vivent en tant que réfugiés ou exilés, privés du droit – pourtant consacré par les résolutions de l’ONU – de retourner sur les terres dont eux-mêmes ou leurs familles ont été expulsés par la force.

LA NAKBA SE CONJUGUE AU PRESENT

Le déplacement forcé de la population palestinienne n’a pas pris fin avec la fondation de l’État d’Israël en 1948. En effet , tous les gouvernements israéliens, de gauche comme de droite, ont poursuivi depuis et poursuivent inlassablement jusqu’à ce jour la même politique de nettoyage ethnique qui vise à faire fuir les Palestiniens de leurs terres convoitées de Cisjordanie et de Jérusalem-Est occupées depuis 1967 avant de les annexer à Israël.

Ainsi, malgré la crise du coronavirus, les expulsions et démolitions de maisons en Cisjordanie et à Jérusalem-Est se sont accélérées de façon fulgurante ces derniers mois. A l’heure actuelle, des centaines de Palestiniens de Jérusalem-Est font face à des ordres d’expulsion de leurs maisons, notamment dans les quartiers de Sheikh Jarrah et de Silwan. Les habitants de la communauté de Humsa al-Fawqa, dans la vallée du Jourdain, ont quant à eux vu leur village démoli plus de 5 fois depuis le début de l’année.

Ces persécutions sont constitutives du crime d’apartheid, comme le dénoncent nombre d’organisations de défense des droits humains tant israéliennes, palestiniennes qu’internationales. Il incombe donc à la Belgique d’agir pour que l’autorité qui le pratique soit tenue pour responsable, et de défendre le droit inaliénable des Palestiniens exilés à retourner sur leurs terres.

Organisé par : Association Belgo-Palestinienne WB, Communauté palestinienne en Belgique, CVDT, Forum démocratique palestinien en Europe, Intal, Palestina Solidariteit, Plateforme Charleroi Palestine, Rassemblement des démocrates arabes en Belgique, Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB), Viva Salud,…

Le premier mai est depuis 1886 une journée de référence internationale pour les combats des travailleuses et travailleurs, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers,… La pandémie bouscule nos pratiques militantes, mais les raisons de notre colère sont plus valables que jamais : nous appelons à être présent.e.s dans l’espace public ce premier mai 2021 pour le rappeler, de façon unitaire et combative.

intal soutient cet appel, et signe présent à 10h30 Place Brouckère. Voici l’event FB.

👉Chômage et précarité en hausse, avarice capitaliste

Un an après le début de la pandémie, la précarité a augmenté avec la mise en chômage temporaire à une échelle de masse, avec des indemnités insuffisantes pour s’en sortir. Des pans entiers de la classe travailleuse et de la jeunesse se retrouvent sans revenus avec la fermeture de l’Horeca, l’évènementiel et la culture notamment, pendant de très longs mois. Les sans-papiers se retrouvent plus que jamais sans ressources et vulnérables face à la présence policière. Alors que des secteurs entiers s’écroulent, d’autres tournent à plein régime. La pharmaceutique, la logistique et la grande distribution par exemple. Pourtant, le patronat tente de bloquer la hausse hors indexation des salaires à 0,4% pour 2021-2022. « C’est la crise, braves gens », osent-ils ! Pourtant, de l’argent, il y en a : 17 des 20 plus grandes entreprises côtées à la Bourse de Bruxelles ont distribué des dividendes en 2020 pour un total de 5 milliards d’euros ! Le salaire annuel des dirigeants du BEL 20 a augmenté de 50% entre 2014 et 2019. Notre classe, la classe travailleuse, a vu le salaire minimum réel (en prenant en compte la hausse des prix) baisser depuis 1996 !

👉 Une gestion autoritaire de la crise sanitaire qui crée la détresse sociale

Si la nécessité de mesures de prévention et de protection fortes pour enrayer l’épidémie est évidente, l’incohérence gouvernementale est frappante : à l’absence de contraintes et de sanctions pour les entreprises répond la sévérité face à la jeunesse. Couvre-feu, interdictions de rassemblements, cours en ligne pour les adolescent.e.s et les étudiant.e.s… Du côté des travailleur.se.s, la mise en place du télétravail a conduit à des abus patronaux en termes de contrôle et d’incursion dans la vie privée, de temps de travail ou de disponibilité. Depuis un an, la violence d’Etat, sous prétexte des mesures sanitaires, s’aggrave au quotidien. Plusieurs personnes l’ont payée de leur vie, la présence policière visant particulièrement les personnes issues des quartiers populaires, racisées et jeunes. Plutôt que d’assurer un revenu et un logement décents pour tou.te.s, l’Etat a choisi de s’attaquer aux plus précarisé.e.s d’entre nous. L’isolement social s’aggrave, il ne nous reste qu’à produire et à consommer. Et il est difficile pour une caissière de supermarché qui voit 800 client.e.s sur une même journée de travail d’accepter une « bulle sociale de 1 personne ». Résultat de cette gestion libérale et autoritaire : une délégitimation grandissante de la politique sanitaire dans son ensemble et un terreau fertile pour des récits individualistes (« moi, je veux profiter, les fragiles n’ont qu’à s’isoler»), de déni (« le virus n’existe pas » ou « n’est rien d’autre qu’une grippe »), voire complotistes (« le plan d’un nouvel ordre mondial », etc.).

👉 Les femmes et les soins en première ligne

La crise a mis les femmes en première ligne : travailleuses des métiers essentiels (santé, enseignement, grande distribution), elles sont aussi les premières à faire les frais de la crise. Bas salaires, chômage, risque sanitaire. Avec le confinement, elles sont d’autant plus touchées par les violences conjugales. Ce sont elles aussi qui ont dû effectuer la majeure partie du travail du soin et jongler entre tâches ménagères et travail salarié. La crise met en avant la situation terriblement inégale des femmes dans nos sociétés.

👉 Le capitalisme nuit gravement à la santé

Des secteurs non-essentiels ne sont jamais fermés, l’économie doit tourner à tout prix, tant pis pour les nombreux foyers de contamination. Au plus fort de la première vague, les travailleur.se.s travaillaient sans masques, en pénurie de gel hydroalcoolique. Aujourd’hui encore dans de trop nombreux secteurs et de trop nombreuses entreprises, le patronat rechigne impunément à assurer les conditions matérielles de respect des mesures pour les travailleur.se.s. Les enseignant.e.s et élèves n’ont jamais reçu les moyens suffisants pour un travail sûr en présentiel ni pour s’adapter au distanciel ! La production et la distribution de vaccins sont une autre facette de la gabegie capitaliste : concurrence entre groupes pharmaceutiques, dans la recherche, le brevetage des produits et des processus, production industrielle en-deçà des capacités, distribution totalement inégale des vaccins à l’échelle mondiale, laissant les pays du Sud global sur le carreau… Le secteur reste guidé par le profit, même quand les mort.e.s se comptent par millions. Les besoins sociaux nécessitent de lever les brevets sur les vaccins – dont la recherche est très largement financée par de l’argent public – et de mettre tout en œuvre, y compris le contrôle public du secteur, pour les produire et les distribuer massivement à travers le monde. Nos gouvernements et les dirigeants de l’Union européenne préfèrent s’en remettre au chaos du marché.

👉 Les mouvements sociaux résistent

Les mouvements sociaux ont continué, malgré des conditions très difficiles et des restrictions inouïes sur les libertés démocratiques (de se réunir, s’organiser, s’exprimer, se rassembler dans l’espace public), sans compter l’épidémie elle-même qui a déjà coûté la vie à de nombreuses travailleur.se.s et précaires. Les sans-papiers ont été les premiers à tirer la sonnette d’alarme, dès le début de la première vague, pour des raisons de survie immédiate. Récemment, de nouveaux collectifs et de nouvelles occupations ont démarré, pour la régularisation ainsi que pour le droit au logement. Le mouvement féministe a continué à mobiliser autour du 8 mars et tout au long de l’année écoulée, contre les violences sexistes, en particulier les violences conjugales, mais aussi pour le droit à l’IVG. Le mouvement contre les violences policières et contre le racisme structurel a manifesté malgré les intimidations et la répression. Le mouvement syndical et ouvrier est reparti en action et en grève pour refuser l’avarice patronale et réclamer de véritables hausses de salaires pour tou.te.s, ainsi que le droit de retrait (STIB). Les travailleur.se.s des arts et de la culture occupent Théâtre national et à la Monnaie. Les syndicats de la santé et la Santé en lutte ont continué leur travail de longue haleine face à l’incurie gouvernementale. La jeunesse étudiante a également commencé à se rassembler pour offrir une perspective concrète et solidaire face à la détresse de milliers de jeunes.

🔥 Nous appelons donc les travailleur.se.s, leurs organisations syndicales et les mouvements sociaux à faire front et à être en lutte dans l’espace public en ce Premier mai 2021.

⚠ Retrouvons-nous à 10h30, dans le respect des mesures sanitaires, à la place De Brouckère, lieu symbolique d’une ville dévouée au commerce, à deux pas des occupations de la Monnaie, du Théâtre national et du Béguinage ‼

➡ Face au chômage massif, réduction collective du temps de travail sans perte de salaire et avec embauches compensatoires
➡ Stop à la précarisation des jeunes et à la chasse aux chômeur.se.s !
➡ Pour un enseignement public, gratuit, critique et accessible à toutes et tous !
➡ De l’argent il y en a, augmentation des salaires ! Pour un salaire minimum de 14€ par heure !
➡ Des pensions légales dignes pour tous : une pension de 1500€ net minimum !
➡ Stop au sexisme : des moyens pour la lutte contre les violences faites aux femmes !
➡ Stop au racisme, aux discriminations à l’embauche, au logement et dans le système scolaire !
➡ Avec ou sans papiers, nous sommes tous des travailleurs/travailleuses : régularisation de tou.te.s les travailleuses/ travailleurs sans papiers !
➡ Défense des Services publics, le patrimoine de ceux qui n’en ont pas : refinancement et renationalisation !
➡ Si l’environnement était une banque, il serait déjà sauvé ! Investissements massifs pour une véritable transition écologique !
➡ Stop à la criminalisation des mouvements sociaux !
➡ Pour des soins de qualité accessibles à toutes et tous. Levée des brevets sur les vaccins et sur la production pharmaceutique dans son ensemble !
➡ Des moyens pour une culture accessible, en toute sécurité, à toutes et tous !

Cette année 2021, les armes nucléaires sont devenues illégales mais les États dotés d’armes nucléaires investissent encore des milliards pour renouveler ou accroitre leurs arsenaux. C’est pourquoi des actions se dérouleront, en septembre, autour des différentes bases militaires États-uniennes (ou “mixtes) hébergeant des armes nucléaires en Europe. Le 26 septembre, Journée internationale pour l’abolition des armes nucléaires, il y aura aussi une action en Belgique, à la base de Kleine Brogel. Une manifestation ludique et pacifique, afin de faire faire passer un message clair : pas d’armes nucléaires en Belgique!

Les bombes nucléaires, placées en Belgique en 1963, seront modernisées entre 2022 et 2024. Cela signifie que les bombes nucléaires actuellement déployées devront (provisoirement?) retourner aux États-Unis. L’occasion idéale pour un débat transparent et démocratique! Les Belges, y compris le gouvernement, doivent se demander si nous allons encore tolérer des (nouvelles) armes nucléaires sur notre territoire? Voulons-nous encore faire partie du problème, de ces quelques pays qui menacent en permanence l’ensemble de l’humanité et la planète elle-même? Ou voulons-nous faire partie de la solution, avec les pays qui agissent pour un monde sans armes nucléaires, en signant le Traité d’interdiction?

Faites entendre votre voix et participez à notre tour à vélo et/ou à notre pique-nique à Kleine Brogel. Inscrivez-vous ici.
Notez le 26 septembre dans votre agenda!

Cette journée d’action se déroulera en trois temps : une balade à vélo, un pique-nique et une action à la base de Kleine Brogel. Vous choisissez les moments auxquelles vous souhaitez participer. Le tour à vélo part de Kiewit. Il y a environ 30 kilomètres à vélo jusqu’à Kleine Brogel. Entre les deux, nous proposerons deux pauses. Le pique-nique et l’action auront lieu à la base militaire de Kleine Brogel même.

Nous rejoignons les cyclistes à la gare de Kiewit (un arrêt après Hasselt) vers 9h30. Là, nous disposerons de vélos à louer que vous pouvez réserver pour la balade à vélo (dans la limite des stocks disponibles). Vous pouvez bien sûr aussi venir avec votre propre vélo. Pouvons-nous vous demander de nous préciser vos choix, ainsi que la gare dont vous partirez. Ceci est nécessaire pour pouvoir fournir une estimation à la SNCB. Pour les enfants, nous vous demandons d’emporter vos propres vélos ou, si nécessaire, d’apporter un siège enfant.

Pour celles et ceux qui souhaitent prendre le bus pour Kleine Brogel, nous nous retrouverons à la gare de Kiewit à 12h. Le bus vous conduira ensuite à la base militaire où vous pourrez participer au pique-nique et à l’action. Pour le retour vers 16h, un bus est prévu pour les cyclistes ainsi que pour ceux qui sont venus en bus. Ce bus vous ramènera à la gare de Kiewit. Attention : seul un nombre limité de places est prévu dans le bus pour les vélos enfants et ceux qui sont venus avec leur propre vélo… En fonction du nombre d’inscriptions, le retour se fera à des horaires différents.

Vous venez en voiture ? Les possibilités de stationnement à la base militaire sont limitées, nous vous recommandons donc d’utiliser les navettes entre Kiewit et Kleine Brogel ou de vous garer à quelques minutes de la base.

Pour tout organiser au mieux, nous vous demandons de vous inscrire le plus tôt possible. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 septembre!

Inscrivez-vous ici.

Envie de t’engager plus ? Nous avons besoin de vous. Rejoignez intal.

ManiFiesta 2021 aura lieu cette année les 11 et 12 septembre à l’hippodrome Wellington à Ostende 🎉.

C’est génial, n’est-ce pas ? Avec intal, nous sommes présents et nous avons un super programme pour vous :

Samedi :

  • 12h : Rencontre avec Omar Barghouti, co-fondateur du mouvement palestinien Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) pour la défense des droits des Palestiniens. Tente intal.
  • 13h : Décoloniser ! Nous discuterons avec Saïd Bouamama (sociologue français), Nyanchama Okemwa (Hand in Hand tegen racisme) et Nora García (Assemblée des Peuples). Rendez-vous dans la tente intal.
  • 15h : Défilé pour la paix : Le mois de septembre est consacré à la paix. Nous voulons diffuser ce message lors de la fête de la solidarité. Nous ne voulons aucun investissement supplémentaire dans l’industrie de la guerre et pas de nouvelle guerre froide avec la Chine ! Rendez-vous à 15h à l’entrée du site du chapiteau des jeunes. Rejoignez-nous en direction du « moment central ».
  • 17h : Colombie : Une grève générale a éclaté dans le pays en avril. Depuis, la population n’a cessé de se mobiliser et d’en payer le prix fort. Nous discuterons avec Bruno Verlaeckt, président de la FGTB région d’Anvers et de la Centrale générale FGTB Anvers-Waasland, et l’avocate des droits humains, Zoraida Hernández. Rendez-vous sous la tente intal.
  • 18h : Concert Les Palmenies. . Le 11 septembre 1973, 48 ans après le sanglant coup d’État au Chili, Los Palmenies et Manifiesta vous convient à un concert d’ hommage aux luttes populaires et de résistances de l’époque qui ont inspirée les nouvelles générations en Amérique Latine. A travers la cueca traditionnelle, les boléros, les valses péruviennes, la cumbia et autres rythmes latino-américains, Les Palmenies vous invitent à swinger en résistance. « Etant trop loin pour lancer une pierre, nous avons écrit une chanson ». Palmeniès est un collectif chilien de musiciens, d’artistes du monde et de danseurs fondé en 2019, à Bruxelles, en réponse à la révolte sociale au Chili. Rendez-vous sous la tente intal. Ce sera swinguant !

Dimanche :

  • 11h: Afghanistan, 20 de guerre pour quoi faire ? avec Vijay Prashad et témoignage des Afghans – tente intal.
  • 11h59: 100 secondes avant midi : Action contre les Armes nucléaires – Tente intal.
  • 13h : La Palestine faisait la une des journaux lorsque des bombes sont tombées à nouveau sur Gaza fin avril. Actuellement, les bombardements sont à l’arrêt, mais l’apartheid et le nettoyage ethnique se poursuivent sans relâche. Nous discuterons avec Omar Barghouti (fondateur du mouvement BDS) et Eléonore Bronstein (co-directrice de De-Colonizer). Rendez-vous dans la tente débats.
  • 15h : Une nouvelle guerre froide ? Pas question ! Washington considère la Chine comme sa principale cible : une puissance mondiale émergente qui revendique sa place, et un « rival systémique » qui sort des lignes classiques. Il est temps d’élever la voix de la résistance. Avec Vijay Prashad, Carlos Martínez et Isabelle Vanbrabant dans la tente débats.

👉 Pas encore de billet ? Achetez ici votre ticket en ligne. Si vous voulez des billets papier, contactez-nous via veronique.coteur@www.intal.be.

👉 Envie de nous donner un coup de main pendant ManiFiesta ? Contactez-nous via veronique.coteur@www.intal.be

Journée de formation intal : COVID-19 et la solidarité internationale

La pandémie a profondément secoué le monde.

Comment le virus est-il traité en Palestine sous l’apartheid? Comment cette crise est-elle utilisée dans certains endroits pour faire taire les mouvements sociaux ? Que pouvons-nous apprendre de la gestion des pays du sud ? ( Kerala, en Inde, les brigades cubaines) ? Comment les mouvements sociaux du monde entier et d’ici continuent-ils à défendre leurs droits ? Pourquoi les violences policières se sont accrues pendant la pandémie ?

À quoi ressemblera le monde après le coronavirus? cela dépendra principalement de nous.

Participez le dimanche 28 mars à une journée d’échange et de rencontre !

Programme :

9h00 : introduction faire connaissance.

9h30-11h00 : Session 1. Au choix : (plus d’informations en bàs)

  • Les mouvements sociaux sous pression – avec Julien Dohet, auteur et secrétaire politique du SETCa-FGTB de Liège (en français)
  • Youth and struggles – avec Seyra Rico and Renee Louise Co des Philippines et Lola Laenen de Comac (en anglais)
  • Tout le monde mérite d’être protégé du Covid-19 avec Julie Steendam, coordinatrice Right to Cure campaign (en neerlandais)
  • Répressions policières en temps COVID : pas tous égaux devant la pandémie avec Saïd Bouamama (en français)

11h30-13h00 : Session 2. Au choix :

  • L’huile de palme fait tâche en Colombie avec Rafael Jaimes Figueroa (en espagnol, traduction prévue)
  • L’approche du COVID dans le monde, exemple de l’Inde avec des activistes du Peoples Health Movement India (en anglais)
  • Comment le mouvement social palestinien s’est-il organisé en temps COVID avec des invité.e.s palestinien.ne.s. (en anglais)
  • Des sanctions comme arme de guerre avec Isabelle Vanbrabant (en neerlandais)

14h30: Activité à l’extérieure dans Anvers, Bruxelles, Gand, Louvain et Verviers.

Inscriptions via ce formulaire.

Le programme en détail :

Mouvements sociaux sous pression

Durant toute la durée de la pandémie, il a été très difficile d’organiser des mobilisations face aux multiples attaques sur nos droits et conquis sociaux. On a vu en novembre 2020 que 17 syndicalistes ont été condamnés, dont l’actuel président de la FGTB pour avoir mené une action sociale. Tous condamnés pour avoir rejoint un blocage routier en 2015, un jour de grève nationale. Cette décision est une atteinte extrêmement grave au droit de grève et une menace à tous les mouvements sociaux qui participent à une mobilisation dans l’espace public. Comment défendre nos droits et mener la lutte sociale dans ce contexte particulier ? Nous avons invité Julien Dohet qui est secrétaire politique du SETCa-FGTB de Liège. Il est l’auteur d’ouvrages et articles sur l’histoire des luttes sociales et sur l’idéologie d’extrême droite.

Les jeunes et la lutte contre le Covid

Pour les jeunes et les étudiants de nombreux pays, Covid a mis les projecteurs sur le manque flagrant de financement et de soutien des gouvernements en matière d’éducation, ainsi que sur les menaces permanentes qui pèsent sur la liberté académique. Au cours de cette session, nous entendrons des témoignages de première main sur les luttes et les triomphes des jeunes aux Philippines et en Belgique pendant la pandémie et nous explorerons le rôle des mouvements sociaux dans le renforcement de la voix des jeunes.

Seyra Rico, activiste et membre d’Anakbayan Europe, et Renee Louise Co, étudiante en droit et actuelle régente étudiante de l’Université des Philippines, parleront de la situation actuelle aux Philippines et de leurs expériences en tant qu’étudiants et jeunes activistes, et Lola Laenen, présidente de COMAC Anvers, parlera de la situation et des actions entreprises par les étudiants belges pour faire respecter leur droit à l’éducation.

Tout le monde mérite d’être protégé du Covid-19

Le COVID-19 se répand à une vitesse alarmante. On doit trouver une solution pour tout le monde. Personne n’est en sécurité tant que tout le monde n’a pas accès à des traitements et des vaccins sûrs et efficaces. Les pays occidentaux achètent des stocks de vaccins et paient des sommes élevées par dose. Les pays à faible revenu sont parmi les derniers à en bénéficier. 9 personnes sur 10 ne seront pas vaccinées cette année. Les traitements contre le coronavirus devraient être un bien public mondial, accessible gratuitement à tous.

Nous invitons Julie Steendam, coordinatrice de l’initiative civile Right to Cure. Cette session se déroulera en néerlandais.

Répressions policières en temps de covid : pas tous égaux devant la pandémie

Après de nombreuses décennies de négation, la question décoloniale éclata en pleine pandémie avec Black Lives Matter. Près de 15.000 personnes étaient rassemblées le 9 juin 2020 devant le Palais de Justice de Bruxelles, 2.000 à Liège et 1.200 à Anvers au cri de «Black Lives Matter» – «Les vies Noires comptent»! en hommage et avec la demande de justice pour George Floyd. Pour la fin des meurtres et des violences policières, là-bas comme ici.

« La violence et le racisme structurel du système social s’incarnent dans les violences policières à l’égard des jeunes des quartiers populaires et d’origine nord-africaine et subsaharienne. Les discriminations racistes sont massives et systémiques, elles ont un impact particulièrement destructif pour les sujets qui les subissent. »

Après avoir apporté quelques précisions conceptuelles, Said Bouamama se penchera sur l’ampleur du phénomène, son inscription dans l’histoire, sa fonction sociale et économique et enfin ses effets sur les victimes, mais aussi sur l’ensemble de notre société. Nous laissons ensuite la place aux collectifs des victimes de violences policières pour nous faire état de leur combat.

Sessions 11h30 :

L’huile de palme fait tâche en Colombie

Les scientifiques sont de plus en plus d’accord : c’est la destruction de notre environnement qui est à la cause des pandémies comme celle que nous vivons actuellement. L’exploitation intensive de l’huile de palme est un exemple pervers de l’exploitation de la nature et de l’humain.

A qui bénéficie cette monoculture ? Quelles sont les conséquences au niveau de l’environnement, des droits humains, des conditions de travail dans le secteur ? Nous invitons Rafael Fabian Jaimes Figueroa, avocat défenseur des droits humains dans la région du Catatumbo, à la frontière de la Colombie avec le Venezuela. Rafael est activiste, et défend les droits des communautés dans la région. Cette session est en espagnol. Une traduction simultanée vers le français est prévue.

Comment le mouvement social palestinien s’est-il organisé face aux écrans et en dehors ?

La crise de la COVID19 a touché le monde entier, y compris le territoire palestinien. Très vite, le mouvement social palestinien s’est organisé pour répondre aux besoins nés de la crise. De nombreuses actions d’aide bénévole ont vu le jour, s’organisant rapidement au sein de comités d’urgence dans les communautés vivant dans les villes et les villages palestiniens. Cette solidarité née de l’urgence s’est couplée avec des dénonciations politiques fortes du mouvement social sur la gestion de la crise. De plus, le régime d’apartheid israélien, le processus de colonisation et l’occupation militaire n’a fait que se renforcer. L’Autorité palestinienne de son côté a continué à renforcer sa politique néolibérale de santé.

Comment le mouvement social palestinien s’est-il organisé face aux écrans et en dehors ? Comment allier aide d’urgence et changements politiques structurels ? Comment faire vivre la solidarité internationale ? Qu’en est-il de la situation actuelle et de la politique de vaccination ? Tant de questions auxquelles nous répondront ensemble avec des invité.e.s palestinien.ne.s. Cette session aura lieu en anglais.

Traiter le COVID-19 dans le monde – cas de l’Inde

Le coronavirus s’est répandu dans le monde entier en un rien de temps. Nous sommes confrontés à une crise mondiale qui touche tous les pays. Toutefois, nous constatons de grandes différences dans la manière dont les gouvernements abordent la crise. Certains pays prennent les choses en main, d’autres peinent à suivre. D’où viennent ces différences ? Que pouvons-nous apprendre des autres pays ? Quelles leçons pouvons-nous tirer pour l’avenir ? Jasper Thys, responsable politique chez l’ONG Viva Salud, et actif chez intal se joindra à nous pour une conversation avec des activistes du Peoples Health Movement d’Inde. Cette session se déroulera en anglais.

Les sanctions comme outil de guerre

Il va sans dire que l’impact de la pandémie de Covid-19 est très inégal dans le monde. Certains pays sont confrontés à des obstacles supplémentaires dans leur approche de la pandémie, à savoir le régime de sanctions des États-Unis.

Les États-Unis et leurs alliés imposent des sanctions dans le monde entier aux pays qui s’opposent à leur volonté. Elles sont l’instrument par excellence de la « guerre économique ». Les sanctions contre la Chine, l’Iran, le Vénezuela et Cuba sont bien connues connues. Mais les États-Unis imposent actuellement des sanctions à 39 pays, qui, ensemble, représentent plus d’un quart de la population mondiale. Ces sanctions touchent près de 2 milliards de personnes.

Si les sanctions nord-américaines causent déjà des dizaines de milliers de morts inutiles, le bilan de la pandémie de coronavirus sera beaucoup plus lourd dans les pays où les importations de médicaments et de matériel médical, l’entretien de l’eau, des infrastructures sanitaires et des soins de santé sont fortement restreints par l’impact de ces sanctions. Nous en parlons avec Isabelle Vanbrabant, présidente du mouvement de solidarité cubanismo.be. Cette session aura lieu en neerlandais.

Dit jaar staat Belmundo in het teken van system change. Ons mondiale systeem staat onder druk. Maar de wereld bruist van alternatieven.

De voorbije jaren is het debat rond klimaatverandering terug toegenomen en zagen we de klimaatbeweging in België groeien. Maar ondanks de stijgende interesse in het klimaatdebat wordt zelden de link gelegd tussen klimaatverandering en militarisering.

Op 17 maart brengen we de klimaatbeweging en de vredesbeweging samen. We gaan dieper in op de redenen waarom klimaatongelijkheid bestrijden belangrijk is voor de vredesbeweging en waarom anti-militarisering belangrijk is voor de klimaatbeweging.

Een voorbeeld hiervan is hoe in de Verenigde Staten en Palestina militarisering een rol speelt in de bezetting van inheemse gebieden. Uit onderzoek blijkt ook dat het leger van de Verenigde Staten in 2017 meer broeikasgassen uitstootte dan de totale uitstoot van Zweden.

Daarnaast is er ook de Doomsday Clock, die weergeeft hoeveel minuten we voor middernacht staan, waarbij middernacht voor de menselijke beschaving een fatale ramp voorstelt. Vandaag de dag staan we op 100 seconden voor twaalf.  Nooit ooit stond de klok dichter bij middernacht dan vandaag. De redenen zijn de toenemende nucleaire dreiging, de oplopende spanningen tussen de Verenigde Staten en Iran, en de onmacht om klimaatverandering tegen te gaan.

Hoogtijd dus om onze handen in elkaar te slaan en samen te streven naar alternatieven.

Sprekers

Ludo De Brabander is een Belgisch vredesactivist, opiniemaker en woordvoerder van Vrede vzw. Hij is auteur van ‘Weg van Oorlog’, ‘Het Koerdisch Utopia’, ‘Oorlog zonder grenzen’ en ‘Als de NAVO de passie preekt’.

Lien Vandamme is beleidsmedewerker klimaat en natuurlijke rijkdommen bij 11.11.11. Ze is woordvoerder van de klimaatcoalitie en schrijft columns voor het politiek maandblad SamPol.

Gemodereerd door Professor Marlies Casier, gasthoogleraar aan de Vakgroep Conflict- en Ontwikkelingsstudies aan de UGent en beleidsadviseur bij Sensoa, het Vlaams expertisecentrum voor seksuele gezondheid.

Ik schrijf me in!

Een samenwerking van Intal Gent, Masereelfonds en Vrede vzw

De volledige kalender van Belmundo festival 2021 vind je hier.

Typhons, tornades, tsunami, sécheresse, inondation, le changement climatique se ressent déjà à travers le monde entier et principalement dans les pays du Sud. Sur les centaines de milliers de morts que le changement climatique induit chaque année, la majorité est issue des pays du Sud. D’ici 2050, on estime à 200 millions les réfugiés climatiques.

L’Union européenne ne cesse de conclure des accords de libre-échange avec d’autres pays, principalement au Sud. Les multinationales européennes s’installent alors plus facilement dans ces pays et détruisent l’environnement sur place. La déforestation, la pollution de l’air et du sol, le pillage de l’eau, le brevetage d’espèces végétales ou animales etc. sont autant de facteurs qui, directement ou indirectement, renforcent le changement climatique et rendent les populations du Sud davantage vulnérables à celui-ci.

Le 16 mars prochain, le procès du siècle commencera: 60 000 Belges poursuivront en justice les 4 Ministres de l’Environnement pour assurer notre avenir et faire respecter l’Accord de Paris. Jamais en Belgique les co-demandeurs d’une action en justice n’ont été aussi nombreux. Dès lors, nous ne pouvons pas tous aller au tribunal. C’est pourquoi, le dimanche 14 mars, nous mettrons une toge noire pour montrer notre soutien à cette action en justice. Ce jour-là, nous serons tous des avocats du climat!

Intal appelle à l’action ensemble avec Greenpeace Brussel et Youth for Climate Bruxelles. Nous organisons une flashmob le 14 mars de 15h à 16h au Monts des Arts à 1000 Bruxelles. Pour cela, nous avons besoin de vous! Code vestimentaire : noir, avec un drap ou mouchoir blanc. Car ce jour là, nous serons tous avocats pour le climat. Nous comptons sur vous ! Inscrivez-vous via ce formulaire.

Cette action dans le respect des mesures COVID est limitée à 100 personnes. Le port du masque est obligatoire, et nous vous demandons de respecter les règles de distanciation sociale.

Rendez-vous le 14 mars ? #AffaireClimat #ClimateJustice

Voici la chorégraphie à apprendre :

Nous prenons soin les uns des autres depuis des mois en gardant une distanciation physique. Pour la sécurité de chacun, nous restons chez nous.

Dans moins d’un mois, les États-Unis éliront un nouveau président. Nous, citoyens du monde, lui demandons de «rester chez lui» autant que possible en matière de politique étrangère.

Depuis des décennies, la politique étrangère des États-Unis viole le droit international en multipliant des actions d’ingérence, provocations et agressions militaires, embargo économique contre des peuples et des États souverains qui refusent de se soumettre à la domination des États -Unis et de leurs alliés.

Les États-Unis ont imposé des sanctions à 51 pays, en même temps qu’ils mènent une politique va-t-en-guerre au Moyen-Orient, notamment par des attaques contre l’Iran et l’imposition de « l’Accord du siècle » au peuple palestinien ce qui va à l’encontre de leurs droits historiques.

Le peuple cubain n’est pas autorisé à voter aux élections américaines, mais il est empêché de faire du commerce depuis près de soixante ans.

Le peuple Belge ne choisit pas le nouveau président américain, mais nous subissons des pressions pour donner 2% de nos fonds publics à la défense afin de soutenir l’OTAN, le projet de guerre américain.

Les Vénézuéliens n’iront pas aux urnes américaines le 3 novembre, mais seront contraints de faire un autre choix: choisir une marionnette néolibérale américaine comme chef d’État ou s’en tenir à leur président élu, et être étranglés économiquement.

Poursuivant notre historique tradition de lutte, d’unité et de mobilisation du Mouvement international pour la paix et le désarmement, nous exigeons la dissolution de l’OTAN, le retrait des 800 bases militaires des États-Unis, le désarmement total, la fin de tous les actes d’ingérence et d’agression extérieure et le respect de la Charte des Nations unies et du droit international.

Rejoignez nous ce jeudi 8 octobre à partir de 17h30 pour manifester devant l’ambassade nord-américaine. Cette manifestation est organisée dans le cadre de la semaine anti-impérialiste. @antiimperialiststruggle #AntiImperialistWeek

Nous demandons aux participants de porter un masque et de respecter les règles de distanciation physique

De documentaire « The Lab » volgt ex-leger-officieren en vertegenwoordigers van de wapenindustrie, die wereldwijd producten verkopen, die getest werden in het « laboratorium » van de bezette Palestijnse gebieden. De film onderzoekt hoe Israel de grootste wapen exporteur is geworden, en wie hier winst uit haalt.

Na de film volgt een korte bespreking over de film, de situatie in Palestina en de acties van intal.

Omwille van de corona-maatregelen, zijn de plaatsen beperkt. Gelieve daarom te reserveren door een mail te sturen naar marieelisabeth.frisque@hotmail.com.

Mondmaskers zijn verplicht in de zaal.

intal Latijns-Amerika werkt samen met partnerorganisaties uit Colombia en Mexico aan een reeks webinars over vrede, in het project « Catedras por la Paz ». Zo gaan ze iedere zaterdag de hele zomer lang in gesprek met activisten, politici en experten over vrede in Colombia en het continent, en hoe we samen kunnen bouwen aan het « nieuwe normaal ».

U kan de sessies volgen iedere zaterdag om 17u via Facebook live op de pagina van intal America Latina. Ze zullen plaatsvinden in het Spaans.

Alle sessies zijn boeiend. We vragen graag uw aandacht voor 2 sessies met betrekking tot thema’s waar intal erg actief rond werkt:

  • Zaterdag 25 juli : Vrijhandelsakkoorden, de agro-industrie en vrede, met als sprekers Paul Emilie Dupret, Enrique Daza en Andrea Perez
  • Zaterdag 26 september: de staat van het vredesproces in Colombia.

Meer info vindt u op de Facebookpagina van intal Latijns-Amerika.

Dit project is een partnerschap van:

  • Red Interuniversitaria por la Paz Redipaz: Kavilando, Usb, Unaula
  • Otras Voces en Educación, centro internacional de Investigación. Clacso.
  • Grupo de Estudio Economía Digna – GEED
  • Plataforma por la AuditorÍa Ciudadana de la Deuda en Colombia PACDC
  • Consejo Municipal de Paz Medellín
  • Intal Globalize Solidarity
  • Semillero Conflictos y guerras, del Observatorio Latinoamericano de Geopolítica Unam, México
  • Ágora Internacional de Paz
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