Venezuela : La farce humanitaire pour un changement de régime !

 

 Alors que les Etats-Unis menacent une action militaire et concentrent leurs troupes à la frontière colombienne,  le conseiller de Trump pour la sécurité nationale John Bolton, a offert une aide "humanitaire".
Non pas au gouvernement vénézuélien - qui exerce un contrôle effectif sur l'infrastructure de transport du pays et dispose depuis longtemps d'un système de distribution de nourriture subventionnée à sa population - mais au prétendant présidentiel Juan Guaido qui a peu de pouvoir exécutif mais un accès privilégié exceptionnel aux médias du monde.
 
 

 

Nous ne devons pas sous-estimer la menace qui pèse sur la souveraineté du Venezuela.

Les tentatives de son gouvernement d'importer des médicaments, de la nourriture et des matières premières vitales sont entravées par les sanctions et le blocus imposés par les États-Unis et leurs alliés régionaux.
 

Le soutien ouvert à l'intervention militaire, manifesté lors du rassemblement du week-end de Guaido à l'ombre des drapeaux US, est limité.

Une enquête menée début janvier par la société de sondage locale Hinterlaces a montré que 86 % des Vénézuéliens n'étaient pas d'accord avec une intervention militaire internationale, tandis que 81 % s'opposaient aux sanctions des Etats-Unis et de l 'UE.
 

L'intention hypocrite qui sous-tend l'appel à l'acheminement de l'aide humanitaire dans le pays via Guaido n'est qu'une tentative pour créer un prétexte à l'intervention.

Le Rapporteur spécial de l'ONU, Idriss Jazairy, a souligné que " la coercition, qu'elle soit militaire ou économique, ne doit jamais être utilisée pour demander un changement de gouvernement dans un État souverain. L'utilisation de sanctions par des puissances extérieures pour renverser un gouvernement élu est en violation de toutes les normes du droit international."

Il y a quelque chose de concret que la Grande-Bretagne peut faire pour venir en aide au peuple vénézuélien.

Selon le portail d'informations économiques Bloomberg, la Grande-Bretagne détient 14 tonnes d'or du Venezuela, mais la décision de la Banque d'Angleterre de refuser la demande de retrait de Maduro " vient après que de hauts responsables américains, dont le secrétaire d'État Michael Pompeo et Bolton, aient fait pression sur leurs homologues britanniques pour les aider à couper le régime des actifs étrangers ".
 

Idem pour la Belgique et Mr Reynders prétendu inquiet pour le sort des venezueliens. Euroclear Bank , entreprise fiancière siégant à Bruxelles, détient près de 1 200 millions de dollars de l Etat Venezuelien. Cette entreprise a, à d'autres occasions, servi d'intermédiaire dans les transactions de bons vénézuéliens.
Cette même entreprise financière est cité dans le scandale des actifs libyens gelés en septembre 2011. Selon l'hebdomadaire belge Le Vif, plus de 10 des 16 milliards d'euros appartenant à l'entourage de l'ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi ont mystérieusement disparu des comptes de l'Euroclear Bank en Belgique entre 2013 et 2017.
 
Arrétons cette hypocrisie ! Stop aux Sanctions

 #Venezuela - #NoPasaran

 

Source: Morning Star, 7 février 2019

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