Action pour la libération de Milagro Sala et des prisonniers politiques en Argentine

STOP A LA CRIMINALISATION DES MOUVEMENTS SOCIAUX EN ARGENTINE

ACTION POUR LA LIBERATION DE MILAGRO SALA et DES PRISONNIERS POLITQUES EN ARGETINE

 

 Le 16 mars prochain, Milagro Sala entamera son quinzième mois de détention à la prison des femmes de Alto Comedero dans la province de Jujuy.

À cette occasion (et tous les 16 des mois à venir tant que Milagro restera en détention), nous vous proposons d’écrire au Président de la République argentine, Mauricio Macri, et de mettre en copie l’ambassadeur d’Argentine en Belgique.

Adresse courriel de Mauricio Macri : mauriciomacri@argentina.gob.ar

 page facebook de la Casa Rosada : https://www.facebook.com/casarosadaargentina/

Adresse courriel de l’Ambassadeur d’Argentine en Belgique : ebelg@mrecic.gov.ar

 
Argumentation brève :

 
Depuis le 16 janvier 2016, Milagro Sala, militante sociale, leader du Mouvement « Túpac Amaru » (de défense des droits des indigènes et des personnes démunies du Nord de l’Argentine) et députée argentine au Parlasur, est emprisonnée sans tenir compte de son immunité parlementaire. Cette détention, considérée comme abusive, illégale et arbitraire par un grand nombre d’instances nationales et internationales continue malgré les demandes de libération émanant de l'ONU, de l’Organisation des États d’Amérique, de parlementaires européens, d'Amnesty International, et de nombreuses organisations de la société civile. Ce cas est emblématique d’une mise à mal de la liberté d’expression, d’une manipulation de la justice, d’une négation des droits de l’homme et de la criminalisation des mouvement sociaux en Argentine.

 
Pour aller plus loin...

La dirigeante associative Milagro Sala se trouve en détention arbitraire depuis le 16 janvier 2016. Le gouvernement argentin n’a pas respecté la décision rendue par les Nations unies ordonnant sa libération immédiate.

Le 14 décembre 2015, Gerardo Morales, gouverneur de la province de Jujuy, a déposé une plainte contre la dirigeante associative Milagro Sala et le Réseau des organisations sociales en raison de la manifestation qu’ils avaient organisée devant les bureaux des autorités de la province de Jujuy. Milagro Sala a ensuite été arrêtée le 16 janvier 2016. Sa libération a été ordonnée, mais de nouvelles poursuites pénales ont alors été engagées contre elle, dans le but de la maintenir en détention. À ce jour, Milagro Sala se trouve toujours en détention.

En février 2016, des organisations de défense des Droits Humains, ont déposé une plainte auprès du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, ainsi qu’une demande de mise en place de mesures conservatoires en faveur de Milagro Sala auprès de la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CIDH). Le 27 octobre, le Groupe de travail a estimé que « la détention de Milagro Sala est arbitraire » et a demandé que « le gouvernement de la République d’Argentine la libère immédiatement ».

Le Groupe de travail a affirmé qu’il existait plusieurs « allégations consécutives » liées laissant entendre que Milagro Sala resterait en détention indéfiniment et a conclu que le gouvernement argentin l’empêchait d’exercer son droit à la défense dans une situation où l’indépendance du système judiciaire a été compromise. En outre, après avoir analysé les motifs légaux de la détention de Milagro Sala, le groupe a conclu qu’aucun élément juridique ne justifiait cette détention.

Le 3 novembre 2016, la CIDH a déposé une demande d’informations auprès du gouvernement afin de déterminer les actions mises en œuvre pour faire appliquer la décision du Groupe de travail. La CIDH a publié une déclaration dans laquelle elle faisait part de ses préoccupations quant à la détention provisoire prolongée de Milagro Sala et exhortait le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour répondre aux recommandations formulées par le Groupe de travail et la libérer immédiatement. Pourtant, Milagro Sala est aujourd’hui détenue depuis plus d’un an et le gouvernement continue de bafouer ses droits humains en la maintenant en détention arbitraire.

 

 Proposition de lettre :

 
 Bruselas, 16 de Marzo de 2017

 

Al Señor Presidente de la Nación

Ing. Mauricio Macri

 

Nos dirigimos a usted a fin de hacerle llegar nuestra inquietud y creciente preocupación democrática y ciudadana ante la arbitraria detención y encarcelamiento que ya superó los 14 meses, de la dirigente social y diputada electa del Parlasur,  Milagro Sala, y la consecuente negativa de Usted y su Gobierno, de cumplir con la Declaración Americana de los Derechos y Deberes del Hombre (aprobada en la Novena Conferencia Internacional Americana en Bogotá, Colombia, 1948), la Declaración Universal de los Derechos Humanos (aprobada y proclamada por la Asamblea General de Naciones Unidas, el 10 de diciembre de 1948), y la Convención Americana de Derechos Humanos (aprobada por ley 23.054), todos éstos Tratados Internacionales de Derechos Humanos con Jerarquía Constitucional, que forman parte de la Constitución de la Nación Argentina, tras la reforma del año 1994.

Le exigimos el cumplimiento urgente de la Resolución 31/2016 del Grupo de Trabajo de Naciones Unidas, cuya publicación data del pasado 21 de octubre de 2016, donde, entre otros aspectos, expresa que: “La detención preventiva de Milagro Sala desde el 16 de enero de 2016 es arbitraria, violatoria de los estándares del Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos, del cual Argentina forma parte, y se exige por tal motivo su inmediata liberación”.

Más aún la Comisión Interamericana de Derechos Humanos (CIDH), urge al Estado de Argentina dar pronta respuesta al pedido formulado por el Grupo de Trabajo de Naciones Unidas.

Es de destacar, además, que no sólo innumerables figuras reconocidas internacionalmente reclaman por la liberación de la dirigente social Milagro Sala, injustamente detenida en condiciones nada favorables para su salud física y mental, sino que a éstos pedidos de liberación de la misma, hay que sumarle entre otros organismos, el de Amnistía Internacional y el realizado por 27 representantes del Parlamento Europeo, que a través de una carta fechada el pasado 21 de enero de 2016, le solicitó a Usted, en calidad de Presidente de la Nación, y también al gobernador de la provincia de Jujuy, Contador Gerardo Morales, la inmediata liberación de la diputada electa del Parlasur, asegurando que: “La detención de la Sra. Sala es una violación a los derechos de libertad de expresión y manifestación de una representante del pueblo que forma  parte del Parlasur, y la misma implica una clara violación de los Derechos Humanos en la Argentina”.

Concluimos exhortando el espíritu democrático y republicano del que Usted dice envestirse, y desde el cual debe velar por los derechos y obligaciones de cada uno de los habitantes de este suelo.

 

Pour les actions à venir; contacte:  americalatina@intal.be

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