Gaza

Le rapport Goldstone sur Gaza: Israël coupable de crimes contre l’humanité

Le rapport Goldstone sur Gaza: Israël coupable de crimes contre l’humanité

Beaucoup d'entre nous se rappellent les images sanglantes de la guerre de Gaza de l’hiver 2008-2009: femmes et enfants assassinés, corps mutilés, écoles et hôpitaux bombardés, habitants de Gaza affolés ne trouvant nulle part où se protéger. Représailles aux raquettes Quassam du Hamas? Ou Israël dévoile-t-il son vrai visage? Un récent rapport de l'ONU tente de répondre à ces questions et n'est pas accueilli positivement par tout le monde.

L’indignation internationale concernant l’intervention brutale de l’armée israélienne à Gaza fut en effet importante. Le 3 avril 2009, le Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies a décidé de mettre sur pieds une commission pour enquêter sur les violations du droit humanitaire international, présidée par Richard Goldstone, un juge sud-africain expérimenté en droit international.

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Pierre Plouvier

Gaza, un an après : témoignage de Jehan Al-Aklouk, coordinatrice de projets chez UHWC

Gaza, un an après : témoignage de Jehan Al-Aklouk, coordinatrice de projets chez UHWC

Jehan Al-Aklouk travaille au sein de l'Union of Health Work Committees (UHWC), une ONG palestinienne partenaire d'Oxfam. Elle relate pour nous sa propre expérience de l'opération « Plomb durci », du premier au dernier jour de l'opération militaire.

« Le samedi 27 décembre 2008, je m'apprêtais à passer une journée tout à fait banale. Après avoir pris un taxi jusqu'au bureau, j'ai bu mon café et j’ai commencé à travailler. Mais au beau milieu de la journée, une énorme déflagration a brisé les vitres du bureau, rapidement suivie par une autre tout aussi violente. C'était la panique. Tout le monde se demandait ce qui se passait et, surtout, si personne n'était blessé.

Gaza, un an après : témoignage de Marwan Hamoudah, assistant en premiers secours au Croissant Rouge Palestinien

Gaza, un an après : témoignage de Marwan Hamoudah, assistant en premiers secours au Croissant Rouge Palestinien

Durant l'opération militaire israélienne, Marwan Hamoudah était sur la brèche pour évacuer les blessés, tant civils que combattants. Une expérience dont il a conservé des séquelles...

« Pendant cette guerre, deux de mes collègues ont perdu la vie. Je travaillais tous les jours avec eux, et ils étaient devenus des amis. Leur mort m'a fait comprendre que la vie ne tient pas à grand chose. D'autres collègues ont survécu mais ont dû être amputés. Je me dis que j'ai de la chance, car j'ai aussi été blessé, mais je m'en sors bien comparé à eux.

Gaza, un an après : témoignage du Dr Marwan Asalya, chirurgien à l'hôpital Al Awda

Gaza, un an après : témoignage du Dr Marwan Asalya, chirurgien à l'hôpital Al Awda

Comme de nombreux médecins palestiniens, le Dr Asalya a vécu très difficilement l'opération militaire israélienne sur Gaza lancée en décembre 2008. Aujourd'hui encore, il reste traumatisé par cette expérience.

« Le premier jour des bombardements, j'étais en congé. J'avais prévu d’aller faire des courses en ville avec ma femme et notre bébé. Nous étions en taxi, et les rues étaient noires de monde. Des centaines d'élèves sortaient des écoles. C'est en plein milieu de cette cohue que la première explosion a retenti. C’était le son le plus fort que j'aie jamais entendu ! L'onde de choc a fait trembler notre taxi. Quelques secondes plus tard, il y a eu une deuxième explosion.

Gaza, un an après : témoignage d'Imtithal Abd Al-Dayim, veuve et mère de quatre enfants

Gaza, un an après : témoignage d'Imtithal Abd Al-Dayim, veuve et mère de quatre enfants

Imthital Abd Al-Dayim a perdu son mari lors d'un bombardement israélien sur Beit Lahiya début janvier 2009. Un an après ce drame, elle revient sur cette terrible journée qui a fait basculer sa vie.

« Le 4 janvier 2009, je cuisinais quelques restes de la veille pour mes enfants et pour mon mari Arafa. En tant qu'ambulancier, il avait du partir plus tôt ce matin-là pour évacuer les victimes des bombardements. J'étais évidemment stressée, mais je n'avais aucune idée de ce qui allait se passer. Vers la fin de la matinée, nous avons entendu que l'armée israélienne s'en était prise à des civils et à des installations médicales à Beit Lahiya.

Gaza, un an après : témoignage d'Abu Khalil, chauffeur ambulancier

Gaza, un an après : témoignage d'Abu Khalil, chauffeur ambulancier

Abu Khalil a 44 ans. Chauffeur ambulancier depuis une dizaine d'années pour l'Union of Health Work Committees (UHWC), il a vu ses collègues tomber sous les bombardements israéliens lors de l'opération militaire « Plomb durci ». Témoignage.

« Ça a commencé un samedi après-midi. Les bombardements n'ont épargné personne : ni les femmes, ni les enfants, ni les personnes âgées. Des quartiers entiers ont été détruits, des maisons, des bâtiments gouvernementaux, des routes... Même le personnel médical a été visé, ce qui me semblait inconcevable avant !

Gaza sous les bombes : témoignages un an après

Gaza sous les bombes : témoignages un an après

Il y a un an, Israël lançait une opération militaire massive dans la bande de Gaza. Outre les pertes humaines et matérielles subies par les Gazaouis, ces derniers ont encore à gérer le traumatisme psychologique de cette guerre. Pour intal, cinq témoins ont accepté de revenir sur ces événements tragiques qui les ont marqués à jamais.

Le samedi 27 décembre 2008, l’opération militaire israélienne “Plomb durci” était lancée contre la bande de Gaza. D’une durée de trois semaines, cette offensive aérienne et terrestre aura eu des répercussions dramatiques pour les Gazaouis : 1.326 personnes tuées (dont 430 enfants et 110 femmes), des milliers de blessés, d'innombrables maisons, usines, infrastructures et bâtiments publics détruits, y compris des écoles et des bâtiments des Nations Unies.

Dr Yousef Mousa (Gaza) : « Ne faites pas une affaire humanitaire d’une question politique ! »

Dr Yousef Mousa (Gaza) : « Ne faites pas une affaire humanitaire d’une question politique ! »

Au cours de la guerre israélienne contre Gaza, voici exactement un an, nous avons eu régulièrement des contacts téléphoniques avec le Dr Yousef Mousa. Il habite dans la petite ville frontalière de Rafah et il est directeur de l’Union of Health Work Committees (UHWC).

Outre toute une série de centres et de programmes de santé, l’UHWC, une ONG palestinienne, gère l’hôpital d’Al Awda, à proximité du camp de réfugiés de Jabalia. En 2009, intal et Médecine pour le Tiers Monde ont collecté plus de 80.000 euros pour soutenir cette ONG.

Viva Palestina Belgium

Viva Palestina Belgium

Kenza et Saïd nous expliquent leur projet

Après l'acheminement de deux convois internationaux en direction de Gaza, un nouveau challenge est lancé : un troisième convois - qui se veut plus grand, plus international et plus fort - sera conduit vers Gaza. Pour ce faire, un comité fut créé pour participer à cet élan de solidarité internationale. Voulant en savoir davantage sur ce projet, intal a acueilli dans ses locaux Kenza et Saïd, deux jeunes bruxellois qui font partis de l'aventure.

Saïd, au centre avec un  t-shirt noir, lors de son séjour en Palestine durant l'été 2009.

 

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Gaza: “access denied”

Gaza: “access denied”

Médecine pour le Tiers Monde envoie 80.000 euros à l’hôpital Al Awda de Gaza

Pendant l'offensive israélienne "Plomb durci" et dans les mois qui ont suivi, la campagne organisée par Médecine pour le Tiers Monde (M3M) et intal en faveur de l’hôpital Al Awda (Gaza) a permis de récolter 80.000 euros. Cet été, j'ai voulu me rendre sur place, mais le 21 juillet, au checkpoint d'Erez, l'armée israélienne m'a refoulé m'interdisant d'accéder au petit territoire palestinien.

Pourtant, tout avait été fait pour que cette mission aboutisse. Des semaines avant mon départ, une demande officielle soutenue par le Centre National de Coopération au développement (CNCD/11.11.11) était parvenue aux autorités israéliennes. Elle précisait que je me rendais à Gaza en compagnie de Marianne Blume pour y évaluer notre projet. Marianne, pour sa part devait y rencontrer le partenaire de Solidarité Socialiste.

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