L'UGTT (L'Union Générale des Travailleurs de Tunisie) a été un des fers de lance du soulèvement en Tunisie notamment grâce à l'appel à une grève générale quelques jours avant la fuite de Ben Ali. Une manifestation à Sfax, capitale du Sud de la Tunsie, avait rassemblé 100.000 personnes. Aujourd'hui, l'avenir de la révolution tunisienne dépend en grande partie de l'avenir de cet outil des travailleurs.
Ce matin, nous rencontrons le PCOT (le Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie) et son président Hamma Hammami. Première question: Qu'en est-il du gouvernement de Ghannouchi (gouvernement de transition mené par le ministre de l'intérieur de Ben Ali)? Leur position est très claire: « Le gouvernement a été élargi sous la pression populaire mais il n'est qu'une compilation de l'ancien régime».
Ce midi, devant les bureaux de la Radio Tunisienne, on part à la rencontre d'une centaine de manifestants. C'est sous la pluie, armés de parapluies et de drapeaux tunisiens que les employé(e)s de la Radio Tunisienne se sont rassemblés pour dénoncer la nouvelle liste de nomination qui leur a éte imposée.
Pour avoir visité plusieurs grandes villes arabes, en Egypte, au Maroc ou en Palestine, les rues de Tunis m'ont parues étrangement déssertes. Ce n'est pas le couvre-feu imposé à partir de 21 heure, ni la pluie qui peuvent expliquer ce calme.
Ca y est c'est décidé, plus moyen de faire marche arrière, mercredi je pars en Tunisie!Invitée à participer à la délégation du Parti du Travail de Belgique, c'est les pieds joints que j'ai sauté sur l'occasion!
C'est pas le moment le plus opportun, diront certain(e)s, et pourtant...
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