Colonies, Mur et check-points

Tour dans la vieille ville [Old city Hebron]
Passage au check-point à l’entrée de la vieille ville : portique d’entrée et passeport. Tout est sous contrôle israélien. Les voitures palestiniennes ne peuvent pénétrer dans la vieille ville au contraire de celles appartenant aux colons.
La ville est relativement sinistre : de nombreux magasins palestiniens ont du fermer leurs portes en raison des pressions exercées par les autorités israéliennes. Les bâtiments sont marqués par les affrontements passés : destructions et manque d’entretien. La ville semble assez pauvre.
Les jeunes se déplacent en groupe en raison des nombreux affrontements qui les opposent aux bandes de jeunes colons. Au-delà des jeunes, la problématique concerne aussi les enfants et les adultes, tous sont touchés par une violence quotidienne entre voisins dont la cohabitation semble impossible.
Hébron dispose d’un statut spécial depuis la conclusion des Accords d’Oslo, morcelée entre zones A, B et C. La vieille ville est considérée comme appartenant aux zones H1 et H2. En fait, on constate une discrimination certaine en défaveur des habitants palestiniens dont la sécurité n’est assurée par aucune force et dont les moindres aspects du quotidien sont contrôlés par les autorités israéliennes. Les caméras sont présentes à chaque coin de rue, même dans la Mosquée.
Nous visitons d’ailleurs la Mosquée connue pour la tuerie qui s’y est déroulée en 1994 :
The Cave of the Patriarchs massacre was a terrorist attack that occurred when Baruch Goldstein, an Israeli settler and member of the far-right Israeli Kach movement, opened fire on unarmed Palestinian Muslims praying inside the Ibrahim Mosque (or Mosque of Abraham) at the Cave of the Patriarchs site in Hebron in the West Bank. It took place on February 25, 1994, during the overlapping religious holidays of Purim and Ramadan .Twenty-nine worshippers were killed and 125 wounded. The attack ended after Goldstein had expended his ammunition, when he was overcome, then beaten to death by survivors.
Lors de notre visite, le soldat posté à l’entrée me demande si je suis juive. Il explique que si je le suis, cela pose problème, je ne pourrai pas rentrer à l’intérieur de la Mosquée. Plus tard, lorsque nous serons à l’intérieur, à pieds nus, nous constaterons la visite de deux soldats israéliens, bottines aux pieds, accompagnés de deux femmes. Simple provocation ? Démonstration de puissance ? Impossible de prendre une photo : nous sommes surveillés par des caméras.
 

Al-Pakha Village
Petit village coupé de tout : il est entouré d’une clôture devant assurer la sécurité des colonies qui l’entourent. Le principal problème dans ce village, c’est le manque d’activité. Les habitants n’ont pas d’emploi.

Nous visitons une famille qui est connue pour sa résistance virulente face à l’occupant. Ils sont déterminés à rester sur leurs terres bien que les conditions de vie y soient mauvaises. Les jets de pierre et affrontements avec les colons sont fréquents et l’accès à l’eau, l’électricité limité mais il est primordial de maintenir une présence pour éviter la disparition du village.

Présence d’une petite maison qui sert de centre médical pour les habitants du village. Les soins sont rudimentaires mais l’endroit permet tout de même d’apporter un minimum d’assistance à une population désormais privée de tout accès à des centres médicaux dignes de ce nom.

 

 

 

Le mur

Construction impressionnante : des dalles inclinées ont été ajoutées à la construction initiale pour empêcher les jets de pierres des enfants scolarisés dans l’école jouxtant le mur et la route notamment empruntées par les israéliens.

 

 

 

 

 

 

 

 

À noter : la différence entre les deux côtés du mur. Le côté israélien offre une façade esthétique en pierre là où le côté palestinien est uniquement constitué de béton.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

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