La plate-forme “Palestine occupée – Dexia impliquée” réfute les arguments avancés par Dexia pour justifier ses investissements

Dexia SA finance la colonisation des territoires occupés palestiniens

La plate-forme "Palestine occupée- Dexia impliquée" rassemble des communes, des ONG, des groupes de solidarité, des partis politiques et 39 organisations dont le syndicat LBC, son dernier membre.  Le 31 janvier 2009, elle lançait officiellement sa campagne.

Cette campagne vise à contraindre le groupe Dexia SA à arrêter de financer les colonies israéliennes implantées dans les territoires occupés palestiniens. Elle a déjà suscité de nombreuses réactions tant dans le monde politique belge, qu'au sein de divers conseils communaux de notre pays.

Pour parvenir à ces fins, la plate-forme a distribué 6.000 cartes de protestation que chacun peut remplir et renvoyer à la Dexia. Des centaines d'entre elles sont déjà parvenues au siège de la banque.

Dans une lettre datée du 19 novembre 2008, l'administrateur délégué de Dexia SA, Mr. Mariani tentait de justifier les investissements de "son groupe" dans les territoires occupés palestiniens. Depuis, ces arguments sont systématiquement repris par la banque. La plate-forme "Palestine occupée – Dexia impliqué" les reprend ci-dessous et les réfute un à un.

Selon Mr Mariani: "La filiale de Dexia en Israël est active sur tout le territoire israélien et finance sans discrimination et sans distinction des communes juives et arabes. Ainsi en 2007, ces dernières ont obtenu 14,5% des crédits concédés par la banque.".

Le fait que Dexia Israël finance des communes juives et arabes en Israël et ce quels que soient les montants investis ne concerne pas la campagne menée par la plate-forme contre le groupe Dexia . L'action de la plate-forme vise exclusivement à mettre un terme au financement par Dexia des colonies implantées dans les territoires occupés palestiniens.

Selon Mr Mariani: "Aujourd'hui, les prêts accordés aux colonies par la banque Dexia Israël représentent moins de 1 % de l'ensemble des crédits octroyés par la banque contre 5% au moment de sa reprise.”.
 

Par ses propos, Mr. Mariani confirme que le groupe Dexia SA finance par le biais de sa filiale en Israël la colonisation des territoires occupés palestiniens. Le fait que ces investissements soient "limités" et qu'ils aient diminué dans le temps ne dédouane par le groupe de sa responsabilité. Les crédits concédés par Dexia Israël favorisent l'implantation et/ou le développement de colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem. Ces colonies sont illégales au regard du droit international. Les prêts doivent donc cesser.

Mais il y a plus. Ces dernières années, Dexia Israël a connu une forte croissance. Dès lors, même si le volume global des crédits concédés aux colonies reste stable (-1%), il y a fort à parier que les montants engagés ont eux augmenté. A cet égard, en juin 2008, la banque Dexia Israël a accordé un crédit de 8 millions d’euros à la ville de Jérusalem.

Selon Mr. Mariani: "Pour Israël, ses colonies sont des communes israéliennes.".

En considérant ses colonies comme de simples communes, Israël enfreint le droit international et plus particulièrement l'article 49 de la quatrième Convention de Genève qui stipule que "le pouvoir occupant ne peut déporter ou déplacer sa propre population vers les territoires qu’elle occupe.". Cet article a été à maintes reprises confirmé par le Conseil de Sécurité de l’ONU, e.a. dans sa résolution 446. Les colonies implantées dans les territoires occupés sont illégales et ce quel que soit le statut que leur confère Israël.

Dès lors :

La plate-forme "Palestine occupée - Dexia impliquée" maintient ses revendications. Elle exige que Dexia SA cesse de financer les colonies israéliennes implantées dans les territoires occupés palestiniens. Elle demande aussi aux actionnaires de Dexia SA, parmi lesquels figurent les autorités belges de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme à ces investissements.

Par ailleurs, la plate-forme appelle chacun à maintenir la pression sur le groupe bancaire en adhérant à sa campagne. Elle invite les clients de la Dexia à faire de même et à ne pas clôturer, dans l'immédiat, leur(s) compte(s).

Les résultats engrangés par la campagne (actions menées, réactions du monde politique belge ...)
 

Contact:
Mario Franssen
woordvoerder | porte-parole
'Israël koloniseert - Dexia financiert' | 'Palestine occupée – Dexia impliquée'

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