Assemblée Générale : Dexia continue à financer les colonies illégales

La Banque Nationale israélienne bloque la vente de Dexia-Israël.


Le mercredi 9 mai 2012, la plate-forme « Palestine occupée- Dexia impliquée » était présente pour la quatrième fois à l’Assemblée Générale de Dexia. Conclusion : Dexia continue dans l’ignominie. Il n’y a toujours pas de solution pour que Dexia coupe tous les ponts avec l’occupation.


En 2011, après plus de 2 ans de campagne sans qu’une solution ne se concrétise, la plate-forme « Palestine occupée-Dexia impliquée » a clairement fait savoir son point de vue lors de l’Assemblée Générale de Dexia. 45 activistes étaient présents et plus de 30 questions ont été posées. (Lisez ici le compte rendu) A première vue, ce rassemblement avait semblé donner des résultats. Ainsi le président Jean-Luc Dehaene avait annoncé que Dexia-Israël serait vendu avant l’été 2011.

Entretemps il y a eu beaucoup de changement dans le holding Dexia. (Lisez l’article ici). Mais les liens avec Dexia-Israël sont restés intacts. Il était donc logique que la plate-forme « Palestine occupée-Dexia impliquée » se soit présentée à l’Assemblée Générale mais cette fois-ci avec une autre approche. Tous les actionnaires présents ont reçu à l’entrée un tract et quelques activistes ont travaillé sur une question et ils l’ont posée au nom de chacune des 84 organisations membres de la plate-forme.

La question clé : Pourquoi est-ce que Dexia n’a pas tenu parole ? Dexia ne voit-elle aucun problème à la colonisation illégale, ni d'un point de vue éthique ni du point de vue du droit international ? Quelle est la situation concernant la vente ?

La Banque Nationale israélienne

Dans sa réponse, Jean-Luc Dehaene n’a rien dit de plus que ce qui avait déjà été dit : « Il n’y a plus eu de prêt depuis 2008 (faux, nous avons récusé cette affirmation déjà en 2010), et nous sommes encore toujours à la recherche d’un acquéreur et mettons tout en œuvre pour le trouver. (Ils ne cherchent sûrement pas avec assez de zèle : cela fait depuis le début de la campagne – voici 3 ans et demi – qu’ils auraient pu trouver l’occasion).

Pour conclure, il a tout de même donné une petite nouvelle. Durant l’été 2011, il y a eu apparemment un accord avec une autre banque pour la vente de Dexia-Israël mais cette vente n’a pas obtenu l’approbation de la Banque Nationale d’Israël. Pour quelle raison : aucune information.

La débâcle de Dexia

Naturellement, le point important de l’AG concernait la gouvernance générale de Dexia qui a mené à une quasi-faillite du holding et l’engagement des Belges sur une longue période pour financer l’apurement de la dette. L’AG était donc fort animée avec l’intervention de syndicats de Belgique et de France, d’investisseurs luxembourgeois, belge et français ainsi que de plusieurs actionnaires tel le Vlaamse Overheid. Au vu de la réaction de Dehaene par rapport à nos questions, il est évident qu’il faut continuer à taper sur le même clou, et remettre constamment nos exigences en avant jusqu’à ce que Dexia coupe tous ses liens avec l’occupation.

Dans la press :
FR: Dexia prête toujours aux colons
NL: Dehaene en Mariani vertrekken voor juli bij Dexia


Traduit par: 
Philippe Dehenau